Cette fois nous connaissons tous les candidats aux sénatoriales. Une bataille plus ouverte que d'habitude car face au duel Collin/Baylet des vocations sont nées. Le duo PRG peut se flatter d'être le seul à être complet et peut donc appeler à voter d'un seul geste : Baylet/Labruyère.

Tous les autres grands électeurs auront une difficulté pour allier deux bulletins : Bonhomme/Collin (pour battre Baylet) ; Collin/Labruyère (pour que Labruyère arrive avant Baylet), Bouyssi/Bonnefont / etc.

Pour battre Collin dont certains pensaient qu'il allait adhérer à l'UDI, Baylet a pu se féliciter des trois candidatures : De Grande (annoncée dès le mois de juin !), Matharan et Verdier. Mais l'effet peut être contre-productif car il réduit les chances d'élection au premier tour et au second tour tous les candidats marginaux vont s'effacer pour un final permettant la victoire Labruyère-Collin, situation la plus catastrophique pour Baylet, Baylet-Collin pour un partage du gâteau ou Baylet-Labruyère pour la victoire totale de Baylet.

Si je ne me trompe, jamais Labruyère n'a été élu président de l'association des maires à bulletin secret donc il est difficile de savoir comment le pouvoir va se partager car toute la politique se réduit à ça : le partage des places. J-P Damaggio

P.S. L'absence de candidats P.S. rend le scrutin encore plus incertain.

 

Article de La Dépêche

Tarn-et-Garonne - Les élections sont prévues le dimanche 28 septembre..

C'est ferme et définitif : dix candidats se présentent aux élections sénatoriales du dimanche 28 septembre prochain. En cohérence avec le nombre de sièges à pourvoir, deux en l'occurrence, le sortant radical et président du conseil général Jean-Michel Baylet (remplaçante Dominique Salomon, vice-présidente du conseil régional en charge de la culture) fait équipe avec le président de l'association départementale des maires,Francis Labruyère (remplaçante Françoise Pizzini, maire de Lacourt Saint-Pierre). Il s'agit-là de la seule configuration conforme à la tradition et à l'enjeu de l'élection. Ticket double qui respecte pleinement l'accord national PS-PRG prévoyant deux sénateurs radicaux en Tarn-et-Garonne.

La présidente de l'UMP 82, Brigitte Barèges, a imposé que seul François Bonhomme (maire de Caussade, remplaçante Jacqueline Tonin) défende les intérêts de son parti. Devant les grands électeurs de sa majorité Montalbanaise, devant l'élu Caussadais, elle a justifié cette option en indiquant soutenir une autre candidature isolée, celle de l'autre sortant, Yvon Collin(remplaçante Marie-Josèphe Dauch, conseillère municipale d'Esparsac). Il est d'ailleurs prévu que ce dernier soit reçu par Brigitte Barèges le 26 septembre, pour rencontrer les grands électeurs concernés. Une manœuvre de rapprochement surprenante motivée par une seule ambition, «battre Baylet». Un objectif clairement avoué dans le document officiel de la commission nationale d'investiture de l'UMP qui ne cache pas son scepticisme dans son avis analytique : «La gauche devrait conserver ses deux sièges.»

Pas du tout en phase avec cette situation, Michel De Grande (UDI) a déposé sa candidature, avec comme remplaçante Corinne Vircheneau (Alliance centriste).

Hier soir en préfecture à 18 heures, à la clôture de la période officielle de dépôt des dossiers par les candidats, on notait également l'engagement de Marie-Claude Bouyssi (Front de gauche / remplaçant David Pellicer, conseiller municipal à Labastide-Saint-Pierre), Annie Bonnefont(conseillère régionale Europe Écologie Les Verts / remplaçant Alain Jean), Jean-Louis Matharan (Mouvement d'Union des Républicains / remplaçante Françoise Longagne), Thierry Viallon (conseiller municipal FN à Montauban / remplaçante Marie-Claude Dulac, conseillère municipale à Moissac) et Pierre Verdier ( Debout la République/remplaçante Stéphanie Raissaiguier).

Voilà donc le choix