Jules Momméja (1854-1928) a écrit, sa vie durant, des milliers de pages dont très peu furent publiées. Par chance, tous ses manuscrits sont aux archives départementales du 82.

Plus que Moissac, sa commune de référence s'appelle Caussade. Il y est né dans un des hameaux qu'il appelle Benech et qu'on appelle La Bénèche, et a beaucoup vécu à Monteils.

D'une commune à l'autre il a eu comme référence, celle de Saint-Antonin, celle d'Agen et à un moindre degré celle de Montauban.

Dans tous les cas son regard s'est porté socialement vers les paysans mais en même temps vers toutes les curiosités de la vie. Pendant un temps il a cru que les paysans étaient la vertu et les citadins le vice (un des poncifs récurrent) mais ses observations le ramenèrent toujours à la réalité.

 Jules Momméja, que j'admire depuis le début des années 90, n'entre dans aucune case. Erudit local, tout en étant un protestant il fréquente beaucoup les curés qui sont alors les pivots de ce savoir. Il me fait penser au cas inverse : Mary-Lafon fut un catholique que l'on a pris pour un protestant.

Politiquement il est du côté de la République mais la sienne plus que celle des Radicaux qui, à Moissac, auraient aimé en faire un conseiller municipal.

 En fait, tout son temps, il le doit à écrire c'est-à-dire à NOTER. Il se passionne pour tout ce qui passe entre ses doigts, du tambourin à un oiseau, des hommes de la préhistoire à ses contemporains.

 Profondément rationaliste, il porte la plus grande attention aux sorcières encore vivantes à la fin du XIXe siècle.

Pour aujourd'hui j'offre deux documents en pièce jointe ci-dessous : les souvenirs de Pierre Viguié et la bibliograhie rassemble par Perbosc.

Jean-Paul Damaggio

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