sicre tambourin

le_tambourin_momm_ja_bricqueville

Par hasard au milieu de mes écrits je tombe sur Claude Sicre l'homme-tamourin. J'en profite pour lire cet entretien avec l'ami Jacme Gaudas que je n'ai vu depuis trop longtemps : entretien avec claude sicre. Et tout ça pourquoi ? Parce que j'ai repris mon vieux dossier : Jules Momméja, dossier ouvert en 1994 pour une Festival à Saint-Antonin dont Claude Sicre était le directeur artistique.

Jules Momméja a écrit une note sur un tambourin fait à Montauban au XIIIe siècle. C'était hier. Ce texte qui est en pièce jointe (voir lien sous la photo) provient d'une lecture d'un livre de Eugène Bricqueville qui a publié : Les anciens instruments de musique : un coin de curiosité (1894). Bricqueville va plus loin que l'anecdote révélée par Momméja qui était passionné par la musique populaire, le folklore, la langue occitane. Bricqueville parle de Paris où il a vu arriver les instruments champêtres qui y furent à la mode avant la Révolution, Révolution qui les renvoya ensuite dans leurs provinces.

Voici sa conclusion : "On s'amusa donc pendant quelques années des tambourins comme on s'était amusé de la musette et de la vielle, après quoi on les renvoya dans leurs provinces. Les troubles, les inquiétudes qui précédèrent la Révolution avaient modéré, mais sans le détruire tout à fait, ce goût désordonné pour les mœurs champêtres, et la dernière bucolique s'acheva dans la charrette qui traînait la noblesse française de la prison à l'échafaud."

Voilà encore une confirmation de mon analyse sur "Du citoyen au provincial" qui est quelque part sur le blog.

Ceci étant il y a avec le tambourin provençal ou béarnais un écart qui montre le chemin parcouru par l'instrument.

A suivre, concernant Momméja. Jean-Paul Damaggio