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J'en suis seulement à la moitié de la lecture du monument de Paco Ignacio Taibo II. Un énorme pavé de 600 pages pour deux ans d'histoire et c'est à la page 106 qu'apparaît la question du fascisme et donc de l'antifascisme.

La géométrie française qui vient de redessiner les régions auraient mis les petits Asturies avec la Galice ou avec la Cantabrique ? Pour l'histoire espagnole les Asturies resteront les Asturies et la révolte de 1934 une forme d'identité inévitable.

Paco Ignacio Taibo II montre la double conscience des mineurs asturiens : la nécessité d'une unité entre socialistes et anarchistes, et la nécessité de répondre avant qu'il ne soit trop tard au fascisme. Une conscience qui va grandir grâce à un journal ou même plus précisément grâce à un directeur de journal.

Oui une union entre socialistes et anarchistes (les communistes pèsent très peu).

Et pour le fascisme, qu'il ait pris une dimension italienne en même temps que celle d'Espagne avec Primo de Rivera, c'était une chose ; qu'il puisse gagner l'Allemagne en 1933 et alors c'était un basculement.

Page 108 l'écrivain consacre vingt lignes aux événements du 6 au 12 février à Paris, et je me dis qu'il existe peut-être 600 pages sur les événements de février 1934 à Paris. Mais j'en doute. J'ai deux petits livres écrits à l'époque et j'ai eu surtout la présentation qu'en faisait Renaud Jean car l'analyse de ce moment historique a fait de gros débats aussi bien au sein du PS que du PCF et qu'au sein du fascisme.

Page 108 l'écrivain consacre vingt lignes aux événements du 6 au 12 février à Paris, et je me dis qu'il serait bien que les morts de chaque camp aient une plaque quelque part en distinguant bien sûr ceux qui étaient d'un camp et ceux de l'autre.

Et en rappelant que le peuple décida que le 12 février ne devait pas être un face à face de plus entre communistes et socialistes pour découvrir qui était le plus musclé, mais un sursaut national.

Retrouver une histoire liée, comme le fait le Mexicain, aux événements d'Autriche du 12 février 1934 qui devient une guerre civile sous le feu des autorités faisant de ce pays un nouveau membre du fascisme même s'il n'est pas encore nazi.

Retrouver des hommes en particulier et des mouvements en général.

Mais il me reste tant à lire de ce livre, avant une vue d'ensemble !

Car l'histoire démontrera que les Fronts Populaires ne furent pas un début mais une parenthèse, dans cette montée fasciste qui aura donc son tournant quelque part dans les montagnes autour d'Oviedo et sur la mer autour de Gijon. Jean-Paul Damaggio