2015 03 07 JOURNEES OLYMPE

 

A mon grand regret, je n'ai pu suivre les Journées Olympe de Gouges. Mais grâce à mon ami Rosendo Li j'ai eu droit à quelques instantanés comme il sait les rendre. Et je retiens le dessin ci-dessus que je trouve fortement parlant.

Quand Maurice Petit dit : "En étant à Montauban je ne pouvais que m'intéresser à Olympe…" il évoque une évidence qui ne peut en être une.

La postérité d'Olympe à Montauban et en France n'a rien eu d'évident ou de naturel.

Mary-Lafon est le premier Montalbanais à avoir sorti de l'ombre la dite Olympe autour de 1860. Puis ce sont des travaux parisiens qui ont poussé Forestié à se pencher sur le cas de cette femme en 1890. Ensuite Raoul Verfeuil a fait de même en 1924. Puis jusqu'en Mai 68 Olympe a disparu des écrans où son apparition avait été si fugace, presque invisible. La postérité d'Olympe ne tient en rien à Montauban mais tient aux féministes de l'après 68, qui la réduisirent souvent à sa déclaration des droits de la femme.

Il a fallu attendre la biographie d'Olivier Blanc en 1981 (et l'éditeur Syros) pour qu'enfin à Montauban on mesure l'importance de cette femme écrivain. Un peu avant Benedetto-Castan avaient évoqué dans les Drapiers Jacobins un aspet de la Montalbanaise.

Or les Montalbanais sont fautifs car TOUS les écrits d'Olympe ont dormi pendant deux cents ans dans les rayons de la bibliothèque municipale de la ville.

Est-ce que Maurice Petit pourrait dire : "En étant à Montauban je ne pouvais que m'intéresser à Léon Cladel…" "En étant à Montauban je ne pouvais que m'intéresser à Raoul Verfeuil…" "En étant à Montauban je ne pouvais que m'intéresser à Mary-Lafon…" etc. Voilà trois noms de Montalbanais fabuleux qui, tant qu'ils n'auront pas les honneurs nationaux seront oubliés à Montauban.

 Quant à Annie Vergne, cette comédienne et metteur en scène au vaste parcours, son lien à Olympe tient à ses lectures. Lectures rendues accessibles car Olympe est devenue y compris l'objet de colloques à l'UNESCO.

Pour ma part il m'est arrivé de lire tout Flora Tristan et c'est là une autre figure fabuleuse des luttes des femmes mais qui n'a pas encore la notoriété d'Olympe. JP Damaggio