Juan-Carlos-Monedero_JCV5450

Podemos revient dans les médias avec la démission de Monedero.

Tout tient en fait aux résultats en Andalousie que j'avais évoqué : ICI

Il faut se souvenir que c'est une région qui "appartient" au PSOE depuis 30 ans et de ce fait certains écrivent : le P$O€ .

Dans mon article du lendemain d'élections j'avais oublié la montée du parti centriste Ciudadanos.

Aujourd'hui le paysage est éclaté avec le PSOE qui se retrouve en tête (44 élus) le PP (33) et IU (5) puis l'arrivée de deux partis : Podemos (15 élus) et Ciudadanos (9).

Auparavant PSOE et IU gouvernaient ensemble. A présent le PSOE peut gouverner avec Ciudadanos ou Podemos, mais si Podemos accepte, alors il perd de sa crédibilité car il était entendu qu'aucune alliance n'était possible avec le PSOE. Podemos dénonçait justement IU pour sa collusion avec le PSOE.

Pour élire le président à la mi avril Podemos a pu passer l'épreuve : c'est l'habitant de Cordoue Juan Pablo Durán, présenté par le PSOE qui a été élu avec 47 voix contre celui du PP Manuel Andrés González, 33 voix. Les trois autres partis (IU, Podemos, Ciudadanos) ont voté blanc.

 Mais en ce début mai, les deux partis PSOE et Podemos sont en négociations. Pour IU toute négociation est abandonnée car de toute façon ils ne pèsent pas assez et en plus ils savent à présent que le PSOE n'en fait de toute façon qu'à sa tête. Ciudadanos veut négocier aussi.

 Podemos est né avec l'idée que le PSOE allait être mis K.O. autant que le PP sauf que l'histoire semble être différente avec la montée des centristes de Ciudadanos qui deviennent une porte de sortie pour les socialistes.

 Donc, soit Podemos accepte de s'inscrire dans une stratégie d'union de la gauche et va participer aux gestions des régions, soit il continue à dénoncer toute la caste mais prend alors le risque de l'isolement. Comme toujours, Podemos peut indiquer que ce n'est pas le mouvement qui change mais le contexte, d'autant que les amis de Syrisa se sont eux toujours placés dans le camp de la gauche, position d'autant plus facile que le PASOK s'est discrédité. En Espagne c'est à présent le PP qui est discrédité et le PSOE qui s'est donné une nouvelle virginité.

 Et c'est dans ce contexte que Monedero annonce sa démission, juste avant un vote essentiel. Après ses déclarations qui furent aussitôt largement médiatisée, Monedero a tenu à rappeler qu'il restait dans le parti le plus honnête du pays. Je suis allé voir sur le site du parti comment était géré la question. Rien n'apparaît.

 J'ai déjà plusieurs fois évoqué Podemos sur le blog ICI en restant loin des enthousiasmes factices. Monedero a été la première cible des médias pour son rôle de "banquier" majeur du mouvement. Cet économiste a beaucoup travaillé pour le trio Venezuela-Equateur-Bolivie et les sommes gagnées ont servi à mettre sur pied des émissions télés et d'autres moyens de communication autour de Pablo Iglesias.

Aujourd'hui le parti est à un carrefour politique.

 En septembre, les votants sont convoqués en Catalogne pour des régionales anticipées centrées sur la question de l'indépendance. Et à la fin de l'année les Espagnols devront élire leurs députés. C'est aussi l'Espagne qui est à un carrefour.

Ce qui s'était passé en Andalousie en mars se produit s'annonce dans la communauté valencienne : le PP s'effondre (24%), le PSOE perd un peu 21% et Ciudadanos s'impose troisième parti avec 17% tandis que Podemos arrive à 16,9%.

 Pour les élections de mai nous arrivons avec quatre partis dans un mouchoir :

Podemos : 22,1% : PSOE : 21,9% ; PP 2,8% et Ciudadanos : 19,4%.

IU est renvoyé à 5% et l'autre petit parti centriste 2%.

A suivre avec les résultats réels. J-P Damaggio

 24 mai: Élections  régionales en Aragon, dans les Asturies, aux iles Baléares, aux iles Canaries, en Cantabrie, en Castille-La Manche, en Castille-et-León, en Estrémadure, à Madrid, en Murcie, en Navarre et dans la Communauté de Valence (Espagne).

Un point de vue pro Monedero :

Creo que Monedero debería pensar mas su resolución de dimitir, porque esa es una salida hasta cierto punto fácil.Creo que por el bien del partido que nos habia ilusionado a muchisimos españoles no haga como los demas que en la primera se echen los trastos los unos a los otros y uno por los motivos que sean porque es mas inteligente o mas prudente, o al reves, marcha, no es bueno, para nadie, reuniros, estudiarlo pensarlos con frialdad, y no mirar para el ombligo que para eso ya hay muchos, mirar para un pueblo triste, lleno de dolor moral, porque eso es lo que nos robaron ademas del dinero, la moral y la dignidad-Y sois lo que nos habias dicho uniros y defendernos.

 

Un point de vue contre Monedero

La política es una cosa muy compleja y es para personas inteligentes. La marcha del Sr. Monedero no me gusta nada y os voy a decir el porqué, casi todos los partidos políticos sobre todo de izquierdas, han tenido en sus filas a intelectuales y cito los siguientes: Tierno Galvan, Joaquín Leguina, Alfonso Guerra y en el caso de Podemos a Monedero. Yo a pesar de los errores que pueda tener el Sr. Monedero, yo soy una persona que lé apoyo y le pido que reflexione sobre su decisión, pues es el alma mater del 15M. Y pensemos que si en la izquierda a veces somos radicales, es porque la ultraderecha que tenemos gobernando nos hace ser así. Yo sigo reafirmándome que lo que necesita este país y lo apoyare siempre son gobiernos de centro izquierda, la transición española se pudo llevar a cabo por gobernar en aquella época la UCD y practicar políticas de centro izquierda. JL