Par un des rares éditos géniaux de son PDG, nous apprenons - non pas la disparition du quotidien Midi Libre - mais la création d'un "nouveau groupe de presse". "Notre beau jardin d'Occitanie" voit donc la liberté de la presse réduite au monopole mais pour JMB quand le monopole s'impose la liberté y gagne… du moins sa liberté. De toute façon "la liberté de la presse" n'est manifestement pas son souci… d'ailleurs qui va crier contre cette OPA ?

Peut-être demain va-t-on pleurer les 300 emplois perdus, ce qu'en langue tendre on appelle " décisions douloureuses", mais pour le moment fêtons un mariage, "une affaire de cœur", pour ne pas dire une affaire tout court ! Un temps des intérêts divergents avait pu les séparer ? C'était du temps où Le Monde sous la direction de Colombani avait racheté Midi Libre et avait faille racheter La Dépêche. A présent tout va bien : Le Monde use des presses de La Dépêche du Midi !

Ce que les observateurs oublieront peut-être c'est que la Dépêche est le seul quotidien ou le PDG peut aussi signer d'un nom d'un parti politique. La Dépêche du Midi + Midi Libre et nous pouvions avoir La Dépêche Libre mais ça aurait fait rire trop de monde ! Bref, le suivant dans l'œil du crocodile c'est Sud-ouest.

Je'ai essayé de lire l'enthousiasme du Midi Libre mais je n'ai rien trouvé...

A suivre. Jean-Paul Damaggio

 

L'édito du jour de Jean-Michel Baylet.

Le cœur et la raison

En ce jour du 25 juin 2015 un nouveau groupe de presse vient de naître. Heureuse nouvelle dans une période où l'on parle généralement des difficultés économiques et du déclin de l'écrit.

En prenant le contrôle des journaux du Midi, La Dépêche marque en même temps son attachement à notre nouvelle grande région et sa foi en l'avenir des journaux. En effet rien ne pourra jamais remplacer la joie sans cesse renouvelée de prendre chaque matin notre journal entre nos mains…

Nous sommes donc totalement convaincus qu'il y a un futur radieux pour nos titres à condition bien sûr d'avoir le courage d'assumer les mutations et les réformes nécessaires. Gutenberg est bien loin et c'est désormais vers internet que nous devons nous tourner en priorité.

Bien sûr des efforts seront nécessaires et certaines décisions douloureuses ; mais c'est à ce prix que nous construirons le groupe de presse puissant, moderne et prospère que mérite notre belle région.

Et comme dans tout mariage, il s'agit avant tout d'une affaire de cœur, car ce qui unit les groupes La Dépêche et Midi Libre, est beaucoup plus fort que ce qui a pu un temps nous séparer. Or nous faisons le même métier et nous avons une même passion, l'information, puisque nous sommes nés tous deux dans le fracas des rotatives et dans les effluves de l'encre.

Avec une même vocation, vivre parmi les nôtres le cœur battant à l'aune des intérêts de nos territoires en portant les valeurs des gens d'ici, qui se confondent avec celles de la République.

Mais il s'agit également d'une affaire de raison. Pour survivre les journaux ont l'impérieuse nécessité d'évoluer et même de se transformer ; il faut s'adapter à son époque. Nous voulons donc dans le respect de l'histoire et du particularisme de chacun des titres créer un véritable groupe multimédia, puissant, capable de relever les défis d'une mutation technologique sans précédent mais également à même d'assumer, le virage numérique, et aussi la nécessaire diversification qui fera de nous des entreprises multi activités.

L'ambition est immense. Il s'agit de constituer le quatrième groupe de médias régional français.

Du plateau de l'Aubrac à l'écume de la Méditerranée, des Cévennes aux cimes des Pyrénées, nous avons choisi de faire de notre beau jardin d'Occitanie, notre berceau.

Avec l'ensemble de nos collaborateurs dont je connais l'enthousiasme et la combativité et, vous toutes et vous tous nos fidèles lecteurs et annonceurs, nul doute que la réussite et le succès seront au rendez-vous.

Jean-Michel Baylet, Président-Directeur Général du Groupe La Dépêche du Midi