nat king cole (1)

Le Lundi 10 août en roulant vers Marciac, à la radio, une belle émission sur l'histoire de Cuba. Avant Castro l'artiste Nat King Cole avait été refusé dans un hôtel car il était noir. En arrivant à Marciac une belle expo sur Cabu dessinant le jazz. Retrouvailles avec la négritude de Nat King Cole. J'ai appris son existence avec le Péruvien Bryce Echenique.

Partout la foule en ce jour de soleil.

Nous avons décidé d'aller à la salle L'Astrada pour découvrir un spectacle unique, le trio qui rassemble le pianiste Joachim Kühn, le batteur Ramon Lopez et le marocain Majid Bekkas. Un spectacle inoubliable dans une salle pleine à craquer avec un public enthousiaste.

Le Marocain est là avec son guembri et sa voix profonde et ensemble ils développent une musique superbe où l'Afrique rejoint les Amériques ou l'Europe. Les rythmes sont d'une subtilité inattendue, le batteur jouant du silence comme des baguettes les plus diverses.

Je ne dis rien du pianiste qui est le plus connu des trois et qui, la veille, était sous le chapiteau pour un autre genre de spectacle avec Michel Portal, Emile Parisien et Vincent Peirani.

 Cette originalité, ce succès n'empêchent pas de la part de la Dépêche du Midi, un article assassin. Marciac serait victime de son ambition. Le journaliste qui signe, E. Marquez, est beaucoup plus lecteur d'un rapport de la Cour des Comptes que présent sur le Festival. Qu'importe ! Jean-Paul Damaggio