Commençons par Philippe Saurel. Il avait annoncé pour fin août la liste de ses têtes de liste mais pour le moment il n'en porte à la connaissance du public que deux : Régis Cailhol (actuel conseiller régional PS) pour l'Aveyron et Pierre Verdier pour le Tarn (ancien chef de cabinet de Malvy). L'ancien PS actuel maire de Montpellier vise manifestement l'électorat PS... pour ensuite fédérer tous les mécontents sous l'étiquette "citoyens du midi".

 Côté l'accord PS-PRG.

Le secrétaire du PS, J-C. Cambadélis, peu habitué à la vie toulousaine, a été sidéré quand il y est venu discuter avec Baylet de l'accord PS-PRG. Il reconnaît que c'est le poids du patron de presse qui fait que le PS a fini par céder à des revendications outrancières du PRG. Sur le blog politique de France 3 Midi-Pyrénées Laurent Dubois lui rappelle qu'il se raconte des histoires d'une autre époque. Je reprends cette citation :

 "Depuis belle lurette, l’opinion publique ne croit plus ce que raconte la presse. Jean-Christophe Cambadélis regrette peut être la Belle Epoque ou les électeurs marchaient au son du tambour médiatique. Mais, de nos jours, la propagande fait « pchittt ». Les responsables politiques ont toutes les raisons de le regretter. Mais c’est un fait. Les lecteurs ne sont pas des cerveaux faciles.

Jean-Michel Baylet pourra vanter, tous les jours, les qualités (réelles ou mystifiées) du parti socialiste, de Nicolas Sarkozy ou du Pape. Mais l’efficacité est plus que relative.

Le rôle de « Pravda » est toujours possible. Il suffit d’avoir des journalistes dociles (c’est-à-dire des salariés qui craignent pour leurs fins de mois), des annonces légales (judicieusement attribuées par des collectivités amies) et des moyens matériels (facilités par des marchés publics). En revanche, la vente de papier ne garantit absolument pas l’achat des voix. Les lecteurs ne sont pas des benêts et les électeurs des moutons.

Midi-Pyrénéees et Languedoc-Roussillon n’échappent pas à cette évolution. Le TGV est moins développé qu’en Aquitaine. Le chômage est plus élevé qu’en Ile-de-France. Mais, au pays de Jean-Michel Baylet, les pendules ne se sont pas arrêtées au siècle de Fouché."

Jean-Christophe Cambadélis est né le 14 aout 1951. Son anniversaire est passé. Mais il est peut être encore temps pour lui offrir un cadeau : un séjour en Midi-Pyrénées. Cette immersion en terre « indigène » lui permettrait peut être de changer sa vision de notre région. Une seule journée ou même quelques heures devraient lui suffire pour s’apercevoir d’une stupéfiante réalité : les Midi-Pyrénéens vivent au XXIe siècle.

Laurent Dubois"

 Ce constat est devenu une évidence quand Baylet réussit l'exploit de perdre les élections départementales ! Non seulement il avait un quotidien a sa disposition mais aussi des tas de réseaux clientélistes et il reste sept élus PRG sur 30 au Conseil départemental !

Mais le PS a tenu à s'attacher un boulet pour se faciliter la marche. Nous en verrons le résultat.

 Front de Gauche et EELV

Il est évident que le résultat des uns joue sur les autres. Entre la cacophonie à EELV (qui éclate aujourd'hui mais qui est toujours latente), les déclarations intempestives de Mélenchon, les hésitations au sein de fédérations du PCF, l'enthousiasme de Gérard Onesta risque de ne pas être à la hauteur des difficultés.

 Nouvelle donne

Depuis le 25 juillet leur facebook est au point mort.

L'annonce d'une liste semble une façon de se faire remarquer mais sans suite concrètes.

 La droite

Elle reste toujours dans l'ombre. Pas de surprise si Valérie Rabassa en est la tête de liste en Tarn et Garonne avec sans doute une unité pour continuer l'unité des élections départementales.

 Le FN

L'affaire du président fondateur peut-elle couper les ailes à ce parti. J'en doute mais c'est un élément de plus qui va conformer l'augmentation de l'abstention.

 En guise de bilan pour le 82 les têtes de liste prévisibles :

Sylvia Pinel (PS-PRG), Valérie Rabassa (droite et centre), Thiery Vialon (FN), Anne Bonnefont (FdeG-EELV).