amlo1

Dernièrement il y a eu des élections intermédiaires au Mexique (comme au USA) avec les résultats suivants :

- PRI 203 escaños / - PAN 108 escaños / - PRD 56 escaños / - PVEM 57 escaños 

- Morena 35 escaños / - MC 26 escaños / - Panal 10 escaños / - PES 8 escaños 

 Il ressort de ce tableau un évident émiettement de la vie politique… comme partout dans le monde.

 Le PRI revenu au pouvoir aux dernières présidentielles (les élections déterminantes) reste en tête même s'il a perdu quelques postes.

Et derrière, le deuxième parti, qui en avait fini avec le pouvoir du parti unique (le PRI) pendant 70 ans, sous le forme d'un ancrage plus à droite, mais au Mexique comme en France la notion de droite et de gauche n'a aucun sens.

Le troisième parti est venu historiquement de la gauche mais le PRD s'est fracturé avec la création de Morena, le plus à gauche sous la direction d'AMLO qui a obtenu 35 postes ce qui est déjà bien.

Le PVEM est le parti Vert, en fait un allié du PRI qui n'a rien d'écolo mais qui est là pour récupérer des électeurs perdus des trois grands partis.

 Il se trouve que Lopez Obrador vient de visiter la France, ce qui a été noté seulement par Jean-Luc Mélenchon, qui propose un bon compte-rendu de la réunion tenue à la Maison d'Amérique latine (ci-dessous). Mais pourquoi faut-il qu'il écrive dans un optimiste - dont il a indiqué ailleurs qu'il s'agit d'un optimisme de devoir - mal placé : "Il est de nouveau candidat. Il est en tête des sondages." L'élection aura lieu dans deux ans et d'ici là les bourreurs d'urnes seront à l'œuvre mais pas seulement eux. J-PDamaggio

 

Un Mexicain sans sombrero sur le nez ?

À propos d'Andrés Manuel López Obrador

 Le vendredi 16 octobre, je me trouvais le soir à la maison de l’Amérique latine où l’on recevait le Mexicain Andrés Manuel López Obrador, ancien candidat à la présidence de la République fédérale du Mexique. Cet homme n’appartient pas au courant classique de l’autre gauche latino-américaine. Mais je le respecte très profondément. Sa constance m’impressionne comme celle d’un maître en démocratie. Car AMLO (c’est comme ça qu’on résume son nom) a gagné deux fois l’élection présidentielle dans son pays et sa victoire lui a été volée deux fois par les maffieux qui gouvernent là-bas.

 

Le Mexique est un pays ultra-violent, le plus dangereux de l’Amérique latine, ses élections sont toutes truquées, la moitié de son territoire a été vendue en concession minière à l’étranger, les cartels de la drogue y règnent en maîtres partout. La liste des ultras-riches, dont le numéro mondial de cette catégorie, compte davantage de multi-milliardaires que la France. Mais on n’entend pas à propos du Mexique le millième des reproches qui se lisent à propos du Venezuela ou de l’Équateur.

 

Hollande a reçu le président fraudeur, Peña Nieto. Celui-ci lui a acheté quelques hélicoptères. Moins que promis en fait. Mais bon, Hollande l’a quand même décoré de la légion d’honneur. Il l’a félicité pour ses réformes et déclaré que la France avait besoin des mêmes. Beuark ! Pas un mot pour demander où sont passés les 43 étudiants disparus d’un coup récemment. Mes amis ont été seuls à aller traiter d’assassin face à face ce personnage. Bien sûr, Hollande n’a pas reçu AMLO. Pas assez pourri pour être fréquentable ? On s’en fou à vrai dire. AMLO continue à défendre la voie démocratique d’accès au pouvoir, à condamner toute violence contre les bourreurs d’urnes. Il est de nouveau candidat. Il est en tête des sondages. Evidemment aucun média français n’est venu à sa rencontre. Ce Mexicain-là non plus n’est pas dans la bonne case médiatique.

 

 

Dernièrement il y a eu des élections intermédiaires au Mexique (comme au USA) avec les résultats suivants :

- PRI 203 escaños

- PAN 108 escaños

- PRD 56 escaños

- PVEM 57 escaños 

- Morena 35 escaños 

- MC 26 escaños 

- Panal 10 escaños

- PES 8 escaños 

 

Il ressort de ce tableau un évident émiettement de la vie politique… comme partout dans le monde.

 

Le PRI revenu au pouvoir aux dernières présidentielles (les élections déterminantes) reste en tête même s'il a perdu quelques postes.

Et derrière le deuxième partie qui en avait fini avec le pouvoir du parti unique (le PRI) pendant 70 ans, sous le forme d'un ancrage plus à droite mais au Mexique comme en France la notion de droite et de gauche n'a aucun sens.

Le troisième parti est venu historiquement de la gauche mais le PRD s'est fracturé avec la création de Morena, sous la direction d'AMLO.

Le PVEM est le parti Vert, en fait un allié du PRI qui n'a rien d'écolo mais qui est là pour récupérer des électeurs perdus des trois grands partis.

 

Il se trouve que Lopez Obrador vient de visiter la France ce qui a été noté seulement par Jean-Luc Mélenchon qui propose un bon compte-rendu de la réunion tenue à la Maison d'Amérique latine.

Mais pourquoi faut-il qu'il écrive dans un optimiste - dont il a indiqué ailleurs qu'il s'agit d'un optimisme de devoir - mal placé : "Il est de nouveau candidat. Il est en tête des sondages." L'élection aura lieu dans deux ans et d'ici là les bourreurs d'urnes seront à l'œuvre mais pas seulement eux. J-P Damaggio

 

Un Mexicain sans sombrero sur le nez ?

À propos d'Andrés Manuel López Obrador

 

Le vendredi 16 octobre, je me trouvais le soir à la maison de l’Amérique latine où l’on recevait le Mexicain Andrés Manuel López Obrador, ancien candidat à la présidence de la République fédérale du Mexique. Cet homme n’appartient pas au courant classique de l’autre gauche latino-américaine. Mais je le respecte très profondément. Sa constance m’impressionne comme celle d’un maître en démocratie. Car AMLO (c’est comme ça qu’on résume son nom) a gagné deux fois l’élection présidentielle dans son pays et sa victoire lui a été volée deux fois par les maffieux qui gouvernent là-bas.

 

Le Mexique est un pays ultra-violent, le plus dangereux de l’Amérique latine, ses élections sont toutes truquées, la moitié de son territoire a été vendue en concession minière à l’étranger, les cartels de la drogue y règnent en maîtres partout. La liste des ultras-riches, dont le numéro mondial de cette catégorie, compte davantage de multi-milliardaires que la France. Mais on n’entend pas à propos du Mexique le millième des reproches qui se lisent à propos du Venezuela ou de l’Équateur.

 

Hollande a reçu le président fraudeur, Peña Nieto. Celui-ci lui a acheté quelques hélicoptères. Moins que promis en fait. Mais bon, Hollande l’a quand même décoré de la légion d’honneur. Il l’a félicité pour ses réformes et déclaré que la France avait besoin des mêmes. Beuark ! Pas un mot pour demander où sont passés les 43 étudiants disparus d’un coup récemment. Mes amis ont été seuls à aller traiter d’assassin face à face ce personnage. Bien sûr, Hollande n’a pas reçu AMLO. Pas assez pourri pour être fréquentable ? On s’en fou à vrai dire. AMLO continue à défendre la voie démocratique d’accès au pouvoir, à condamner toute violence contre les bourreurs d’urnes. Il est de nouveau candidat. Il est en tête des sondages. Evidemment aucun média français n’est venu à sa rencontre. Ce Mexicain-là non plus n’est pas dans la bonne case médiatique.