La Dépêche de Lundi a publié la photo des quatre élus de la liste Pinel en se demandant qui serait le septième. C'était une double erreur : la liste en question n'aura que trois élus et il n'y aura pas de septième ! (je ne parle pas de ceux qui pensaient qu'il y aurait 9 élus) Le PS perd donc un élu et pour s'expliquer La Dépêche présente le mode de calcul mais sans jamais indiquer que la deuxième opération fait intervenir les résultats du Tarn et Garonne. Car nulle part vous ne trouverez d'analyse sur le fait qu'en Tarn et Garonne la liste Pinel ait fait un si mauvais score. Par exemple, le type de fusion n'entrerait pas en ligne de compte ?  J-P D

 

La Dépêche : Elections régionales

La liste des conseillers régionaux que nous avons publiée hier était donc bien définitive. Le Tarn-et-Garonne n'enverra que six élus dans la nouvelle assemblée régionale. Trois appartiennent à la liste d'union de la gauche (les radicales de gauche, Sylvia Pinel et Dominique Salomon, le socialistePatrice Garrigues), deux à la liste du Front National (Thierry Viallon et Marie Dominique Bagur) et un seul à la liste LR-UDI-Modem et Chasseurs, pour Thierry Deville. Ce qui fait bien 6 et non 7 comme nous l'indiquions. 7 c'était le nombre de conseillers région aux sortants. Mais la fusion de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon est passée par là. Plusieurs éléments entrent en ligne de compte pour calculer le nombre d'élus dans chacun des 13 départements.

Première opération : attribution de la prime majoritaire.

La liste arrivée en tête obtient le quart des sièges du Conseil Régional. Deuxième opération : répartition des autres sièges au quotient. Les autres sièges sont répartis à la proportionnelle au quotient et à la plus forte moyenne. Il reste 93 sièges à répartir (125 – 32 = 93) Vous suivez toujours ? Alors continuons… Les sièges non attribués sont alors répartis à la plus forte moyenne, siège par siège. Pour le premier siège additionnel, on divise pour chaque liste le nombre de suffrages obtenus par le nombre de sièges déjà attribué au quotient (sans prendre en compte ceux attribués à la prime majoritaire) plus un. Pour le siège suivant, la même méthode s'applique mais les voix de chaque liste sont divisées par le nouveau nombre de sièges augmenté de un, et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les sièges restants soient attribués. Pour le département, les sièges attribués à chaque liste sont répartis entre les sections départementales à la proportionnelle au quotient et à la plus forte moyenne selon la même méthode que celle décrite pour la répartition entre les listes (sans attribuer de prime majoritaire). La loi de janvier 2015 introduit un minimum de représentation dans chaque département. Il est de 5 minimum pour des départements dont la population est de plus de 100 000 habitants.

Et, à l'arrivée, ce chiffre peut varier en fonction des résultats de chaque liste et de la participation…