portail du cloître de moissac

Je découvres sur internet, l'accès libre à cette étude considérable sur le cloître de Moissac. Une œuvre aussi surprenante que le bâtiment lui-même.

J'ai juste repris le dessin du portail construit sur la base du nombre d'or et quelques mots de l'introduction.

Je conseille fortement tous les passionnés du cloître à se plonger dans cette lecture :

http://home.kpn.nl/r.delahaye/apogee%20de%20moissac.pdf

Régis De La Haye, Apogée de Moissac, L'abbaye clunisienne Saint-Pierre de Moissac à l'époque de la construction de son cloître et de son grand portail.

 

 Introduction :

 "Nihil sine causa (Job, 5,6). Ces trois mots empruntés au livre de Job, que l’on trouve cités dans une multitude de chartes du Moyen Age, introduisent avec bonheur les quelques lignes personnelles écrites en avant-propos à cette thèse. Cette thèse de doctorat est le résultat d’un cheminement personnel atypique, plutôt que d’un cursus universitaire classique. 

J’avais 19 ans. Après avoir fait le petit-séminaire Ypelaar près de Breda, et le Séminaire d’Europe à Maastricht et Rothem, je pris le train pour aller faire un stage à Pontigny, en l’ancienne abbaye cistercienne, où était établi le Séminaire de la Mission de France. En 1968, jeune séminariste à la Mission de France, je fus envoyé en stage à Moissac, parce que, croyait-on, le ressortissant néerlandais que j’étais alors y trouverait plus facilement du travail. Au presbytère de Moissac, ma chambre donnait sur le cloître. L’équipe des prêtres de la Mission de France était composée alors de Robert Dubet, Michel Grolleaud, Alain Aubriot, Pierre Desmettre, André Lesur et Joseph de Boisgelin. Joseph Longo, prêtre du diocèse de Montauban, faisait aussi partie de l’équipe. Joseph devait nous marier, Ghislaine et moi, en 1975, en l’abbatiale de Moissac."