Bruniquel par Ramey

La Villa des peintres à Montricoux annonce sur son affiche une longue liste de « peintres régionaux », des artistes qui se distinguent non parce qu’ils sont régionaux mais parce qu’ils sont peintres. Nous le savons Marcel-Lenoir est le point de rencontre et parce qu’il est le point de rencontre il est vital de le regarder par le regard de ses complices. Henry Ramey est l’un d’eux et Diego Lara vient de faire l’acquisition d’une œuvre totalement surprenante où par une composition quelque peu surréaliste il présente une de ses passions : Bruniquel.

Il m’est difficile de parler de ce grand tableau car la photo que j’en donne ne permet pas d’accéder à l’infinité des détails. Qui peut y voir le train dans le fond de la vallée ? Même le ciel est peuplé de vies !

Presque au centre la croix. A ses pieds les danseurs de la fête.

Au-dessus la femme qui monte la rue vers le beffroi. En bas une statue, je cherche mais je sais de qui il s’agit.

Trois oies blanches à côté. Tout en haut le château.

A sa gauche les pigeonniers. Et aussi l’église en une structure étrange.

Mais trêve de description, seules les couleurs comptent. Une infinité de couleurs. Une fête des couleurs. L’œuvre ne correspond à rien de ce que je connais de Ramey. Est-ce une commande ? Est-ce un jour de folie ? Un défi ? Mettre tout un village sur une toile ! Un jeu aussi peut-être ? Henry Ramey mérite un hommage. J-P Damaggio

Diego Lara m'apporte des précisions : "Cette aquarelle de Ramey de 1968 le rajeunit. Pour recréer son Bruniquel, il a fermé les yeux et lui sont apparus les étroites ruelles de sa jeunesse, le petit train auréolé de fumée, les porteuses d'eau, les troupeaux, le bal autour de l'arbre, la procession de Saint-Roch, un coin de l'âtre familial, les paysans et villageois aux regards indéfinissables, aux gestes rituels. Ainsi ce grand tableau est né!"