débats obama

Obama_Banks_2015

Dans cet autre entretien sur Obama, Russell Banks évoque La Floride et sur ce point les élections lui ont donné tort. Il présente en 2015, une Floride devenue démocrate... mais qui a voté Républicain en 2016 alors que sur le point des relations avec Cuba, Obama a tenu sa promesse.

Ce point permet de rappeler que toute analyse en terme de "communauté" conduit à des erreurs. En effet la communauté cubaine des USA dont Russell Banks pointe l'évolution, ne peut pas avoir les mêmes intérêts que les Chicanos, d'où mon refus du terme "hispaniques". Conformément aux souhaits de la jeune communauté cubaine de Floride, Obama a ouvert des relations avec Cuba, et pourtant les Républicains gagnent (de peu il est vrai) les élections. Cette ouverture des relations a-t-elle finalement plus mobilisé ceux qui depuis toujours y étaient opposés ?

 Je pense qu'on peut dire la même chose sur les multinationales : elles n'ont pas toutes les mêmes intérêts et en conséquence il n'y a pas d'un côté le peuple et de l'autre les multinationales qui manipulent les présidents. On peut être sûr qu'aujourd'hui les multinationales des travaux publics sont au pouvoir et dans les arbitrages elles peuvent prendre le dessus sur celles des armements par exemple. Wall Street n'est pas davantage une entité en soi. Le capitalisme sort toujours vainqueur car la défaite d'un camp fait le succès d'un autre. Le schéma classique d'une lutte entre le capitalisme et le socialisme a toujours masqué l'essentiel, les luttes au sein du capitalisme, ce qui lui donne une capacité d'adaptation.

 En terme de bilan, je pense que le propos sur l'économie tient trop de place dans l'analyse (d'où le décalage brusque avec la dernière question) mais c'est une autre question. J-P Damaggio