Le Moissagais de Beaurepaire-Froment a passé sa courte vie à étudier les chants populaires. Si en Tarn-et-Garonne personne n'a rendu compte de son travail la REVUE OU TARN dans son Supplément au n° de Novembre-Décembre1906 indique au sujet d'un des livres, Bibliographie des Chants Populaires Français, par de Beaurepaire-Froment (Paris, édition de la Revue du Traditionnisme, 60, quai des Orfèvres, 1er ; 1 fr. 50) : "On sait que chez de Beaurepaire-Froment l'écrivain à la forte personnalité se double d'un érudit. Nous n'avons pas en France de bibliographie générale traditionniste. Beaurepaire-Froment vient de combler cette lacune, en ce qui concerne. les chansons populaires. La très sérieuse Bibliographie des Chants Populaires Français, qu'il nous donne, est indispensable aux érudits, aux lettrés, aux artistes, aux curieux à tous ceux qu'intéressent nos merveilleuses chansons populaires."

 En pièce jointe un travail à ce sujet mais auparavant; ci-dessous le texte de la préface à la bibliographie qui va surprendre le lecteur par son usage de la langue française en cohérence avec son propos de traditionniste. J-P Damaggio

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PREFACE

Cette bibliographie n'est pas cependant façonnée au point de vue bibliographique, c'est-à-dire que, céans, ma préoccupation n'a pas été de décrire surtout le format des volumes, leur nombre de pages, les éditions qu'ont eu les ouvrages, ou la rareté de tel livre. J'ai pris, avant tout, cure de dresser une liste aussi complète que possible[1], des ouvrages parus sur les chants populaires français.

Il existe bon nombre de recueils anciens de belles chansons, comme on disait au XVIe siècle, et de brunettes, petits airs tendres, à pair on disait au XVIIIe siècle mais les chansons qui les composent, bien que les auteurs en soient souvent déconnus, sont populaires dans un autre sens que celui qui doit nous occuper. Ce sont des productions au moins demi-savantes et leur qualification de populaires décache qu'elles ont eu la vogue un instant et surtout dans la ville : elles n'ont pas le caractère exact de composition populaire et de transmission traditionnelle. C'est pourquoi, j ai bouté de côté ces recueils de brunettes. A pair pour les chants historiques français à travers les siècles dont il existe plusieurs recueils, notamment ceux de Le Roux de Lincy.

C'est pour cette même raison que l'on ne trouve pas cités des noëls qui ont une vogue populaire, pairement ceux de Saboly, de La Monnoye, de l'abbé Gusteau, de l'abbé Luillier, de l'abbé d'Andichon, par exemple. Chaque coup qu'un recueil de noëls porte le nom de l'auteur qui les a composés, ou que, publié anonymement, l’auteur en a été cependant détaché, par cela même il n'a pas à figurer dans ma nomenclature. Naturellement, un recueil de noëls n'est pas traditionniste par cela qu'il est anonyme ; mais il est tout à fait exceptionnel que l'auteur de noëls de composition savante, parus anonymement, ne soit pas cependant connu.

Un assez grand nombre de chansons ou de séries de chansons populaires se trouvent dans les Mémoires, Recueils, Bulletins des Sociétés de province ; mais je ne dois considérer ici que des œuvres publiées à part en volume ou en brochure.

J'ai signalé certains volumes non exclusivement dédiés aux chants populaires, mais dans lesquels ceux-ci figurent de façon notable, et c'était la partie la plus longue et la plus difficile de l'œuvre. J'ai aréé les ouvrages en deux sections : livres sur l'ensemble de la France, livres sur les provinces françaises.

De Beaurepaire-Froment



[1]Il serait absurde de prétendre son travail absolument complet, on peut toujours ignorer ou oublier quelque ouvrage; c'est pourquoi je serai obligé de toute indication complémentaire. Ma liste établie, mon excellent confrère Paul Sébillot et M. Alexis Rouart, l'éditeur ami de nos vieilles chansons, en boutant obligeamment leur bibliothèque à ma disposition m'ont permis d'ajouter quelques volumes qui ne se trouvent pas dans les dépôts publics.