Pour le cas où le rédacteur en chef de La Dépêche serait en manque d'indiscrétions signalons lui la vague de rires qu'à provoqué en Tarn-et-Garonne la candidature de Sylvia Pinel à la présidentielle. Les qualités de la personne ne sont pas en cause mais par contre la répétition d'une stratégie tordue : aux précédentes élections régionales Sylvia Pinel devait être tête de liste pour la gauche et finalement elle a obtenu le poste de première vice-présidente. La candidature à la présidentielle vise surtout à peser sur l'obtention de circonscriptions gagnables aux législatives.

Bien sûr, le PS national a aussitôt réagi en déclarant que justement les dites circonscriptions du PRG sont "gelées". Pour prouver la démocratie de la démarche il a été demandé aux fédérations de faire voter les militants pendant le dernier week-end. Pour le champion en indiscrétion de La Dépêche, il en a fait une indiscrétion en essayant de faire croire que la démarche était locale ! "Les élites du PS local ont profité de l'annonce de la candidature de Sylvia Pinel à l'élection présidentielle au nom du PRG, pour demander que sa circonscription soit "gelée". Encore un exemple d'une belle constance à flinguer les compagnons du quinquennat plutôt que de réfléchir à la meilleure façon de résister à la droite."

Le propos est tordu et pour résister à la droite, en 2002, la candidature du PRG en la personne de Mme Taubira a été d'une efficacité à toute épreuve.

Derrière ces petits mots apparaît donc une incertitude : comment PS et PRG vont se déchirer, tout en sachant qu'à la fin tout rentre dans l'ordre.

 Côté droite il y a le cas du cumul des mandats. Le député PS d'Auch, Philippe Martin, a par avance décidé de ne pas être candidat vu qu'étant président du Conseil départemental il ne pourrait pas cumuler. Quie va faire Brigitte Barèges ?

 Du côté de l'UDI et du Modem la victoire de Fillon pose des problèmes à l'échelle nationale. Ces deux mouvements ont besoin de candidats aux législatives pour accéder au financement public des partis politiques mais sans candidat à la présidentielle qui puisse servir de moteur comment avoir de tels candidats ?

 En Tarn-et-Garonne c'est l'alliance UDI-Les Républicains qui a permis leur victoire aux élections départementales. Depuis la division entre Brigitte Barèges et son binôme M. Mardagan la guerre est encore plus forte qu'entre PRG et PS. On ne pourra en savoir plus que le jour où nationalement les positions seront éclaircies.

 Du côté FN on attend la fumée blanche pour connaître les candidats.

 Du côté PCF et France insoumise, le camp de Mélenchon a lancé un appel à candidatures et les décisions ne sont pas attendues avant la fin janvier. On peut facilement imaginer une répartition des circonscriptions entre citoyens et engagés dans les partis qui soutiennent Mélenchon à savoir Ensemble ! PCF, Parti de Gauche, Nouvelle Gauche socialiste.

 Et Macron aura-t-il des candidats ? Encore une fois, c'est l'étape inévitable pour l'accès au financement public donc s'il veut que son parti En Marche ne soit pas bloqué dès 2017 il va lui falloir trouver des candidats. Des noms se murmurent pari ceux qui ont soutenu Saurel aux dernières régionales mais rien n'est clair. J-P Damaggio