Pour les candidats, on découvre deux hypothèses qui sont les mêmes : «Soit nous présentons des candidats au niveau local et cet accord est respecté sans diktat de la France insoumise. Soit il n'y a pas d'accord et nous pourrons décider de présenter des candidats du Front de gauche contre deux de la France insoumise». Peut-être le journaliste a mal compris.

Comment peut-il y avoir accord si le Front de Gauche décide lui-même des candidats ? Surtout si par exemple dans la première circonscription les candidats ou candidates de la France insoumise et du Front de Gauche (il faudrait interroger ce mot) sont tous deux communistes ! Déjà en 2004 on a assisté à un candidat communiste sur une liste aux régionales et d'autres tout aussi communistes sur une autre liste ! Quant à la proposition de candidats à la France insoumise, il existe un processus ouvert à tous. Il suffit de se renseigner. Vivement les décisions. Jean-Paul Damaggio

 Article de La Dépêche :

Le Front de Gauche existe et tient à le faire savoir. Face à la montée en puissance de la France Insoumise du camarade Mélenchon, les membres du Front de Gauche, dans le Tarn-et-Garonne, ont décidé de clarifier leur stratégie. Les militants et sympathisants du PC, d'Ensemble et les citoyens non-encartés se sont retrouvés, lundi soir, à la Maison du Peuple, de Montauban. Une cinquantaine de personnes ont donc évoqué l'avenir et comme l'a dit le communiste André Greder, la volonté de «construire une alternative anti-capitaliste». 15 propositions ont été formulées. Elles vont, selon leurs promoteurs, «dans le sens de la justice sociale, d'une nouvelle démocratie, du partage des richesses ce qui exige de remettre en cause le pouvoir de quelques nantis «.

Mais au-delà la question des candidatures a vite fleuri. On a bien senti qu'une différence d'analyse persiste entre le Front de Gauche et les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon : «Nous devons proposer des candidats du 82 à la France insoumise», a indiqué André Greder».

Rapport de forces

Oui, mais voilà, la suite n'est pas écrite d'avance. Rodolphe Portolès, conseiller municipal communiste de Montauban et potentiel candidat dans la première circonscription, a évoqué deux hypothèses, lundi soir : «Soit nous présentons des candidats au niveau local et cet accord est respecté sans diktat de la France insoumise. Soit il n'y a pas d'accord et nous pourrons décider de présenter des candidats du Front de gauche contre deux de la France insoumise». Et même si Rodolphe consent qu'il «faut faire le nécessaire pour le rassemblement, l'heure est à la mise en place d'un rapport de forces à l'issue incertaine.

Certains, dont des communistes, n'ont toujours pas digéré que leur parti préfèrent, après un vote militant, soutenir le contesté Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles, plutôt que de présenter un candidat communiste pur jus…L.B.