Nous pouvions penser qu'à la date du 16 janvier le paysage local se serait éclairci en matière de candidats aux législatives en Tarn-et-Garonne or c'est exactement l'inverse. Quand les désaccords touchent même le FN on peut penser que les ombres sont plus nombreuses que la lumière.

Au sein de droite la guerre est toujours là entre Républicains et UDI.

Les Républicains veulent occuper les deux circonscription avec d'un côté Brigitte Barèges et de l'autre Mathieu Albugues.

L'éviction de Brigitte Barèges de la vice-présidence du Conseil départemental n'étant pas de nature à l'inciter à laisse une place à Pierre Mardegan de l'UDI comment l'UDI va réagir ?

Au sein du PS-PRG les choses sont également claires et floues. Claires quant aux candidatures des deux députées sortantes, Valérie Rabault d'un côté avec le maire d'Auty en suppléant, et Sylvia Pinel dont nous ne connaissons pas le suppléant de l'autre. Floues quant à la stratégie de JMB qui s'il met des bâtons dans les roues de Valérie Rabault pourrait avoir dans sa circonscription une candidature dissidente du PS.

Les choses se compliquent encore plus dans le camp PCF-France Insoumise. La France Insoumise a désigné une candidate pour la première circonscription… qui est une dirigeante du PCF mais dont le nom n'était pas retenu par le PCF. Va-t-on avoir en conséquence deux candidats du PCF ? Il faut se souvenir qu'en 2004 nous avons également connu une part du PCF qui aux régionales a participé et soutenu la liste PRG-PS et une part qui a soutenu et participé à la liste Alternative en Midi-Pyrénées.

Au dernières élections régionales et départementales on a aussi assisté en France à des listes ou candidats PCF opposés à des listes contenant les autres membres du Front de gauche.

Que peut-il se passer dans l'autre circonscription ? Un candidat de la France insoumise contre un candidat du PCF ?

Concernant le FN le suspens continue pour la désignation des candidats.

On me dit depuis toujours que la désignation des candidats est secondaire par rapport aux idées à défendre sauf que depuis toujours elle m'est apparue significative.

Par exemple, dans le fait que Brigitte Barèges qui, depuis son arrivée au pouvoir à Montauban, tente d'avoir la main mise sur tout le département, il est aisé de vérifier que son incapacité à trouver le bon candidat pour la deuxième circonscription, est son talon d'Achille et ce n'est pas en 2017 qu'elle sortira du piège. A suivre. J-P Damaggio