J’étais présent à la dernière réunion du Conseil départemental qui a eu son heure tendue mais pour ma part, j’ai eu droit à la première partie très paisible et parfois, loin des polémiques on y voit plus clair. Je vais donc retenir trois points de mon court passage à la séance du matin.

Un grand investissement marquant ?

Pour le PS Mme Sardaing-Rodriguez a interpellé le président en lui demandant s’il  n’avait pas l’objectif de laisser une réalisation marquante pour sa mandature. Parce qu’en effet c’est une approche du politique qui court dans les chaumières : marquer son passage.

Le maire de Labastide St Pierre a alors demandé quel était l’acte marquant de la précédente mandature à laquelle cette conseillère pa participé en partie. Embarras. Belle perche ? Non c’était bien avant. Alors un autre vole à son secours : la Zone logistique. Le maire en question est bien placé pour savoir que le projet date de 2005 et il a salué le rôle de M. Parienté. Tiens, pourquoi 2005 ? Année du débat public sur la LGV…

Le rapprochement n’est pas direct mais je le fais. Un peu plus tard Astruc en réponse à M. Deprince a rappelé que pour les investissements la CD récupère la TVA et pas pour les dépenses de fonctionnement. Donc il a toujours été pour l’acquisition de photocopieuse plutôt que d’inclure cette activité dans le fonctionnement avec des contrats de location. Va-t-on sourire d’un président qui aura été celui des achats de photocopieuses ? Depuis longtemps je laisse les grands projets aux vaniteux !

Et Rien pour la LGV !

Fidèle à lui-même M. Deprince est l’auteur de cette réflexion : « Et rien pour la LGV ! » Juste au moment où Pepy venait de déclarer la fin de la construction des LGVs ! Astruc a eu la réponse facile : pas l’ombre d’une réunion sur le financement et pour ce qui concerne le CD, les études continuent sur les aménagements de l’éventuelle gare et celle d’un échangeur d’autoroute.

Et la réduction des dotations de l’Etat

Autre visage d’Astruc en réponse à une observation de Sardaing-Rodriguez. Celle-ci a repris une argumentation entendue dans la bouche de Valérie Rabault qui en a fait une plaquette publiée : oui, la DGF (dotation générale de fonctionnement) baisse pour sauver les finances de l’Etat mais les dépenses en investissement augmentent et au total le CD touche plus d’argent de l’Etat qu’il n’est ponctionné.

Astruc répond qu’il a bien entendu et qu’il va étudier les chiffres.

 Visiblement en politique l’investissement est plus glorieux que le fonctionnement. Ainsi la ville de Montauban peut investir fortement dans une nouvelle médiathèque puis en réduire le temps d’ouverture au public, en lien avec le fonctionnement. C’est un peu comme la naissance d’un enfant. L’événement c’est la naissance, puis ensuite vient la routine, il faut s’en occuper.

 Mme Barèges

Au moment de cette discussion sur les orientations budgétaires, Mme Barèges a fait une intervention paisible et consensuelle. Elle a salué le refus d’augmenter des impôts ; elle a noté la bonne gestion. Elle se préparait pour la lutte suivante. (je reviendrai sur ce point)

 La situation du personnel

Un court débat sur la dépense majeure du budget, le personnel.

Un nouveau règlement intérieur a été voté avec sur ce point l’abstention annoncée de Mme Nègre, abstention qui sera celle du groupe PRG et du groupe socialiste. Abstention qui aurait pu être un vote contre si les propos tenus par eux aux employés, avaient été suivis d’un acte réel. Mais bon, ce fut l’abstention. On dit parfois que les propositions de la Cour des Comptes ne sont pas suivies d’effet mais là ce n’est pas le cas. « Sur le temps de travail, les jours exceptionnels jusqu’à présent au nombre de 6 sont réduits dès cette année à 4, puis à 2 en 2018. »

Une fois de plus, le fonctionnement c’est la masse salariale, c’est un coût, c’est la vie même mais la pierre c’est plus beau. Construire un collège c’est pour le CD la création de 7 ou 8 emplois. Transférer les transports à la région c’est transférer des employés. Et d’ailleurs j’ai vaguement entendu parler d’une création de la Maison de la Région dont je me demande pourquoi. Deprince a fait observer que la décision ne s’est pas prise dans l’unanimité (référence sans la citer à la position de la FSU). Léopold Viguié a répondu que dans un comité technique paritaire il pouvait y avoir des opinions différentes mais la décision a été majoritaire.

 Parler pour ne rien dire

En effet, pour cette matinée j’ai souvent eu l’impression que certains parlaient pour ne rien dire. Monsieur le président, un excédent a été dégagé et pourtant vous empruntez une somme équivalent à cet excédent. « Je vous donne la réponse mais vous la connaissez alors pourquoi poser la question ? » Les taux sont encore bas et un emprunt a permis de renégocier à la baisse les emprunts précédents.

J-P Damaggio