Après la paisible matinée au Conseil départemental du 82 il y a eu l'affrontement de l'après-midi.

Au départ Astruc a été généreux : distribution des postes à la proportionnelle pour toutes les tendances du Conseil départemental. Puis il a découvert ensuite que les longs couteaux étaient de sortie pour le virer.

Alors il a changé de stratégie et c'est Brigitte Barèges qui en fait les frais, ayant perdu en route le soutien de la grande majorité des membres des Républicains (sauf deux).

Pour la première fois mercredi, elle siégeait parmi les simples membres de l'institution et non plus à la tribune des vice-présidents, entourée de ses ultimes fidèles, M. Malgouyres (qu'elle a imposé candidat aux législatives dans la deuxième circonscription) et Mme Ferrero.

Elle vient de perdre la présidence du principal organisme HLM du Tarn-et-Garonne, Tarn-et-Garonne Habitat (TGH) et son amie Mme Ferrero la présidence du CAUE.

 Cette opération s'est faite une nouvelle fois malgré l'appui du PRG en faveur de Brigitte Barèges, le PRG qui a géré pendant des années TGH. Les radicaux de gauche ont tenté d'obtenir l'appui des socialistes pour qu’ils votent en faveur de Brigitte Barèges. Le PS a refusé préférant l'abstention. Au final, Brigitte Barèges obtient 10 voix sur les 26 votants. Avec les quatre voix socialistes l'opération sauvetage de Barèges pouvait réussir.

 Bien sûr la colère de Barèges est d'autant plus forte que celui qui conduit la charge contre elle n'est autre que M. Mardegan, le binôme qu'elle a fait élire !

Je reprends ci-dessous le communiqué de presse de Barèges en pointant juste un élément : "la représentation proportionnelle des groupes pourtant d’usage dans l’enceinte du Conseil départemental depuis des décennies". Une phrase qui peut beaucoup amuser l'ancien conseiller départemental François Bonhomme.J-P Damaggio

PS : Tous ceux qui virent Astruc en marionnette de Barèges ont-ils revu leur position ?

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Brigitte Barèges communique :

Conseil départemental, Débat d’orientations budgétaires du mercredi 15 mars 2017

Quand les postures politiques conduisent à l’obscurantisme

C’est un triste spectacle qui a été donné hier au Conseil départemental de Tarn-et-Garonne par le Président Christian Astruc et les membres de son groupe.

C’est en effet en marge du débat d’orientations budgétaires que le Président du Conseil départemental a présenté une délibération visant à modifier les représentations des élus dans « certains » organismes extérieurs au simple motif du respect de « l’évolution des équilibres internes au Conseil départemental ».

Deux organismes ont donc été directement fléchés : le CAUE présidé par la conseillère départementale, Monique FERRERO et Tarn-et-Garonne Habitat présidé par Brigitte Barèges depuis 2015.

Le bon fonctionnement de ces deux entités depuis deux ans n’aura hélas pas pesé bien lourd face à la détermination de Christian Astruc, Pierre Mardegan et l’ensemble de leur groupe à sacrifier les bons bilans de TGH sur l’autel des basses postures politiques. Le groupe des radicaux, en la personne de Mme Marie-Claude Nègre, dénoncera même cet acharnement qualifiant « d’épuration » les méthodes employées qui n’ont même pas respecté la représentation proportionnelle des groupes pourtant d’usage dans l’enceinte du Conseil départemental depuis des décennies.

Brigitte Barèges, après avoir demandé, sans succès, au Président Astruc de renvoyer ces délibérations pour non-respect des délais d’expédition des rapports et absence de précision sur les modalités du scrutin, présenta le bilan conduit à la tête de Tarn-et-Garonne Habitat en seulement deux ans :

- Lancement d’importants programmes de réhabilitation : résidence des Chênes et Jean Jaurès à Montauban, résidence les Chenevriers à Castelsarrasin - Construction de plus de 80 logements neufs produits par TGH en 2017  ainsi que deux programmes d’aménagement à Montbeton et Montauban - Objectif à 5 ans pour tous les locataires de bénéficier d’un logement neuf ou rénové moins énergivores et facilitant l’accès aux personnes vieillissantes et à mobilité réduite - Vaste programme d’installation d’ascenseurs sur les immeubles d’un montant de 2 millions annuel - Soutien et formation auprès des maires dans l’aménagement de zones constructibles - Et surtout, assainissement des comptes de TGH, transparence des budgets, obtention d’un contrat de prêt de 6,5 millions d’euros avec la Caisse des Dépôts.

Malgré ce bilan particulièrement éloquent, salué d’ailleurs par l’ancien Président de TGH, José Gonzalez, Brigitte Barèges n’aura pas trouvé réponse à « sa main tendue ». N’ayant pourtant pas failli à la tâche en préservant la bonne gestion des intérêts du département, Brigitte Barèges a dû faire face à un « mur » de silence et d’obscurantisme.

Le travail accompli, aux yeux du Président Astruc, ne paiera donc pas.

A l’issue d’un vote à bulletin secret, et ce pour les 6 postes de conseillers départementaux à TGH, tous ont été redistribués au mépris de la proportionnalité des groupes aux seuls amis de Christian Astruc, à savoir Mesdames Baulu, Mauriège, Turella et Messieurs Hébrard, Bésiers et Mardegan.

Brigitte Barèges à TGH et Monique Ferrero au CAUE ont donc été écartées de tous les postes par une phrase de conclusion aussi méprisante que laconique du Président Astruc : « L’avenir est devenu le présent ».

Un présent qui semble pourtant ne laisser entrevoir qu’une « purge » bien orchestrée, ciblant de façon systématique des élus qui travaillent avec beaucoup d’acharnement à défendre les intérêts des Tarn-et-Garonnais.

A noter, à ce sujet, le choix de synchroniser ces changements avec les velléités de Pierre Mardegan de se présenter aux prochaines élections législatives sur la 1ère circonscription de Tarn-et-Garonne, alors que sa candidature vient d’être rejetée et désavouée par les instances nationales des LR et de l’UDI qui lui ont préféré Brigitte Barèges… d’où un départ chez Emmanuel Macron…

Une forme de revanche ? En tout cas, une action purement politicienne.

Il est regrettable que l’actuelle majorité du Conseil départemental dépense plus d’énergie à détruire ce qui marche plutôt qu’à faire avancer ses propres dossiers.