astruc christian

Le Tarn-et-Garonne précurseur du "macronisme" ?

Quand Astruc a été élu président du Conseil départemental du Tarn-et-Garonne en 2015 certains ont cru y voir une victoire de la droite de Brigitte Barèges. Dès le départ j'ai contesté cette analyse et l'histoire m'a donné raison : la victoire d'Astruc signait la défaite du PS, du PRG et des Républicains.

Par un nouveau mode de scrutin le visage du Conseil départemental était radicalement différent (témoignage de l'importance de mode de scrutin) et cette différence témoignait d'une stratégie politique peu différente de la tradition locale (un centrisme ordinaire) mais d'un pratique politique totalement nouvelle. Astruc n'a pas la jeunesse de Macron mais il a son audace car, face au baron local, qu'il connaissait si bien, comment pouvait-il espérer gagner ? Or dans son canton sa victoire contre un candidat de Baylet a été sans précédent et cette victoire faisait penser à une victoire en 2011 de Bésiers sur la candidate Sylvia Pinel. Bref, il s'agissait d'une lame de fond dans la société locale qui s'est transformée par changement de majorité au Conseil départemental.

Mais que pouvait-il se passer ensuite ? Est-ce que les nouveaux et surtout les nouvelles élues allaient assurer leurs responsabilités car comme pour Macron il s'agissait souvent d'élues sans expérience précédente ?

Astruc a démontré qu'on pouvait faire confiance à la nouveauté non que je sois un défenseur de sa politique mais un défenseur de sa façon de faire. Le courant politique que je défends est absent du Conseil départemental et donc je ne vais pas demander à ce que cette politique soit mise en place. Simplement vu le rapport des forces, il s'agit d'observer la transparence, le respect de l'égalité de traitement des territoires et le sérieux du travail. Encore dernièrement, ne tenant aucun compte des élections, le ministre JMB déclarait à Caylus qu'il ne donnerait pas un centime à la Mairie de Caussade (par rapport aux dossiers qu'il traite) vu son différent avec François Bonhomme !

En conséquence aucune surprise si le vice-président Margedan aspire à l'investiture de Macron et avec le soutien d'Astruc. Il y a là une logique politique réelle.

Les élections du Consei départemental du 82 en 2015 a bel et bien était annonciateur de l'effet Macron. Un peu avant, Philippe Saurel, le maire de Montpellier, qui, sur la même ligne politique avait lancé sa liste aux Régionales n'avait pas obtenu le succès espéré mais, et Macron s'en est officiellement inspiré, lui aussi témoignait de cette nouveauté politique en France. J-P Damaggio