Je suis né à la vie et à la politique, à 17 ans, en étudiant la Révolution de 1848 et sa conclusion énormément brutale une nuit de décembre 1851.

En découvrant ce texte de Jean Cassou dans la revue Europe, je pensais n'y lire que des références déjà bien connues. Or, surprise, il n'en a rien été. D'abord la surprise d'une ironie mordante puis celle de références de débordent l'événement lui-même comme celle à Flora Tristan morte juste avant la Révolution qu'elle avait tellement appelée par son action.

Surprise par le lien entre les religions et la Religion, entre les mythes et la politique, entre ce moment de 1848 et cette heure si sombre de 1938.

Que penser par exemple de cet axe de réflexion : "L'histoire du Diable à travers les âges n'est pas entièrement connue".

Donc humour oblige : "[en 48] Beaucoup de choses y furent inventées, exprimées, pratiquées, qui pouvaient paraître malséantes et périlleuses. Ce fut un âge spécialement favorisé du Diable."

Pour en arriver à cette conclusion :

"il faut avoir partagé l'ivresse lyrique de Hugo, l'avoir savourée dans toute sa prodigieuse vigueur pour comprendre entièrement la bonne nouvelle annoncée au monde par le siècle de 48 et la dimension nouvelle à quoi il forçait l'humanité. Ce siècle a rêvé et voulu l'avenir, sa force toujours efficace, sa puissance transformatrice, l'avenir aux rayons duquel il n'est pas un être, même le plus ténébreusement mauvais ou même le plus ténébreusement misérable, qui ne participe par quelque point de sa nature. Désormais l'avenir est la substance en quoi nous sommes, vivons et nous mouvons."

Bref, je renvoie au texte. J-P Damaggio

LE_GENIE_DE_48