Au moment du vote, pour La Dépêche, dans un article plus équilibré que d'habitude, il s'agit d'une majorité étroite avec pourtant 0 vote contre Je pense qu'il ne s'agit pas d'un "exercice formel" car les autres votes qui concernent toujours le budget parlent de prévisions or là il s'agit d'analyser les dépenses réelles. Tous les comptes administratifs sont précieux à étudier. Et en particulier la question de la dette.

Pourquoi ne pas rappeler que les emprunts toxiques (sur 47 millions d'euros) ont été transformés, non sans frais bien sûr, pour passer d'un taux variable de 4,5% sur 16 ans à un taux fixe de 3,8% sur 20 ans, ce qui est nettement au-dessus de l'emprunt réalisé à 1% l'an dernier, mais nettement au-dessous du remboursement au taux de 5% du PPP de Verdun ! Je m'étonne d'ailleurs que jamais personne ne s'insurge contre ce taux ! J-P Damaggio

 

L'article de La Dépêche

"Jean-Michel Baylet, ancien ministre de l'Aménagement du territoire a effectué, hier, son retour dans l'hémicycle. «Avec bonheur», a-t-il lancé. Par ailleurs, la majorité a voté le compte administratif. Mais le score est serré : 15 pour, 14 abstentions.

Sans tambour, ni trompette. Hier, Jean-Michel Baylet, ancien ministre de l'Aménagement du territoire est revenu siéger au conseil départemental. Un retour dans l'hémicycle que le conseiller départemental de Valence d'Agen n'a pas souhaité mettre en scène. Jean-Michel Baylet a simplement voulu exprimer «son bonheur d'être là. Il est dans mon intention de m'impliquer dans les dossiers, faire mon travail de conseiller départemental avec mes amis.» A propos de ses dix-huit mois d'absence à cette assemblée, l'ancien ministre de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve, un brin ironique a indiqué : «Les réunions du conseil départemental se tenaient toutes le mercredi, à l'heure, du conseil ministre. Je ne vois là que pur hasard. Le hasard faisait, sans doute, bien les choses.»

Dans la longue litanie des chiffres égrenés ensuite lors de l'examen du compte administratif 2016, il en est un qui a davantage retenu l'attention : celui du résultat du vote sur les comptes du département. Signe d'une majorité toujours très étroite, quinze élus ont validé le bilan en votant pour. Quatorze élus gauche et de droite se sont abstenus, dont sept radicaux de gauche, quatre socialistes et trois de la droite Les Républicains.

Pour cet exercice formel de bouclage administratif, le président Christian Astruc s'est félicité de la baisse des «charges à caractère général, de la stabilité des impôts directs et d'un maintien des investissements.»

Mais la démonstration n'a pas convaincu l'opposition. Au-delà des différences d'appréciations, les différents groupes ont contesté tous la gestion de l'exécutif. Les socialistes ont dégainé les premiers : «Les investissements ont diminué, en passant de 5, 2 millions d'€ à 3, 33 millions d'€. Idem pour les aides aux communes qui ont baissé de 2 millions d'€», a indiqué Dominique Sardeing-Rodriguez.

Recul des investissements

Marie-Claude Nègre, dont le groupe des radicaux de gauche s'est abstenu, a dénoncé un net recul des investissements. «Il y avait 22, 8 millions d'€ d'investissements directs en 2014. En 2016, nous ne sommes plus qu'à 18, 5 millions d'€. On est à moins 20 %. Cela génère évidemment un reste à réaliser 2016 de 30, 3 millions d'€ supérieur de 21 % à celui de 2014. Qu'attendez-vous pour engager les travaux ? Sur les archives départementales où vous disposez de 6 millions d'€ de crédits disponibles, sur le collège de Verdun-sur-Garonne à vous avez 8, 8 millions d'€ de crédits disponibles...» L'élue radicale souligne encore une «incompréhension quant au recours total de 13 millions d'€ prévus en emprunt en 2016 alors même que nous terminons l'exercice avec 12, 9 millions d'€ d'excédent de fonctionnement et que nous avons un excédent net sur les restes à réaliser de près de 16, 6 millions d'€.»

La chef de l'opposition LR , Brigitte Barèges a pour sa part résumé la gestion de la majorité d'une seule formule : «On emprunte beaucoup, on dépense peu.» La même conseillère départementale de droite de Montauban a interpellé ensuite le président du conseil départemental sur les remboursements des frais de déplacement de deux élus de la majorité. Etaient visés : la première vice-présidente Marie-Josée Mauriège pour un montant de 7 000 € et le vice-président en charge de de la commission des finances Gérard Hébrard pour un montant de 5 000 €.

« Mme Mauriège n'a ni chauffeur, ni voiture. Ses frais de déplacement sont justifiés. Elle me représente souvent», a répondu Christian Astruc. «Je me déplace beaucoup. J'habite un peu loin. J'ai été élu pour travailler, pas pour rester chez moi. Si je calcule tout, je dois en être de ma p oche», s'est défendu Gérard Hébrard, le maire de Caussade.


Le chiffre : 12

contre >vote. C'est le nombre d'élus qui se sont opposés à la disparition du logement de fonction à l'abbaye de Belleperche. Malgré cette levée de boucliers, la majorité départementale a décidé de remplacer le gardien par un système d'alarme. «Laisser cette bâtisse perdue dans la campagne, sans présence humaine, avec toutes les pièces de valeur qu'elle contient, je n'ai pas d'explication», dénonce Marie-Claude Nègre.


Président recadré

Jean-Michel Baylet a taclé le président du conseil départemental en l'encourageant à réviser le règlement intérieur de l'institution. Christian Astruc est bien sorti de l'assemblée au même du vote, il pouvait rester aussi au moment du débat, comme il l'a fait, mais il n'aurait jamais dû y prendre part.

Thierry Dupuy"