Le Petit Journal a décidé d'aller demander des nouvelles au perdant du second tour de la deuxième circonscription. Il s'affiche gaulliste en étant réservé sur des aspects comme la guerre d'Algérie. Vraiment, gaulliste ? J'ai dû oublier ce qu'est le gaullisme. Concernant le score du second tour "quasiment doublé" il n'y a rien de nouveau sur le soleil. En 2012 la candidate FN est passée de 10457 à 20417 avec la même adversaire Sylvia Pinel. Le coup de chapeau à Valérie Rabault est adroit. Et s'il s'est heurté à un système qui a refusé le débat il a bénéficié d'un très important soutien de France 3 dans une élection où les électeurs souhaitent voir le candidat. Sur la connaissance des députés de la part des citoyens, je peux confirmer une ignorance assez répandue. J-P Damaggio

 

Après un score dépassant les 44% au second tour des dernières législatives sur la seconde circonscription, le candidat Romain Lopez, Front National, n’a apparemment pas la défaite amère.

Même s’il avoue «… y avoir sérieusement cru après l’annonce des résultats du premier tour…»; il se dit satisfait de sa campagne et sans regret particulier. Aujourd’hui, son actualité est tarn-et-garonnaise après avoir rassemblé ses affaires et quitté l’assemblée nationale où il officiait auprès de Marion Maréchal Le Pen en qualité  d’attaché parlementaire depuis trois ans. A 28 ans, ce jeune loup de la politique locale  a déjà pas mal «roulé sa bosse» et semble déterminé à ne pas lâcher du lest.

 Romain Lopez, comment êtes-vous rentré en politique ?

Je suis venu au Front National, fin 2013. J’ai fait mon apparition sur la liste des municipales à Moissac et le goût pour la politique m’est venu de mon amour pour mon territoire. Aussi, ayant vécu à l’étranger, je me suis aperçu de la grandeur de la France qui n’est pas qu’un territoire exigu sur une mappemonde mais qui représente tant de choses sur le plan culturel, politique, diplomatique, historique… Je porte des valeurs gaullistes même si je reste réservé sur d’autres aspects comme la guerre d’Algérie…

 Avez-vous subi du rejet, sur le terrain, pendant votre campagne électorale ?

Sur le terrain, j’étais plutôt bien accueilli, peu de rejets malgré ce que pensent certains. Pas d’invectives ou de quolibets, les gens passent leur chemin. Marine Le Pen a fait évoluer cette perception sur nous. L’important c’est de pouvoir débattre. De toute façon, je cherchais à faire tomber les apriori sur notre mouvement politique en discutant… Après, je pense que ma jeunesse et mon apparence ont aidé un peu… J’ai rencontré de nombreux élus pour échanger et c’était assez passionnant. Avec mon expérience d’attaché parlementaire, j’ai pris du temps pour expliquer le rôle du député avec les gens que je rencontrais. Ce qui m’a surpris, c’est de voir que beaucoup de personnes ne connaissaient pas la députée sortante. Peut-être un peu par le prisme de M. Baylet, mais pas plus que cela.

 Des autres candidats en Tarn-et-Garonne, que retenez-vous ?

Je pense à Valérie Rabault qui a fait un parcours exceptionnel sur la première circonscription. Elle a défié tous les pronostics, c’est assez extraordinaire. Valérie Rabault était une élue de terrain, une élue d’hémicycle et les électeurs s’en sont souvenus. Elle était rapporteur du budget et elle a fait son travail. Pour Madame Pinel,  je regrette sincèrement qu’elle ai refusé toute forme de débat pendant la campagne des législatives, tant au premier qu’au second tour. Je me suis heurté à un système qui a refusé le débat.

 Comment analysez-vous votre score du second tour ?

J’ai quasiment doublé mon score du premier tour et mon appel aux électeurs de droite a fonctionné. Ils ont montré et pulvérisé, eux-mêmes, le plafond de verre. Après, Madame Pinel a perdu plus de dix mille voix entre le second tour de 2012 et celui de 2017. Elle n’a pas réussi à parler à cette gauche de conviction qui s’est sentie trahie.

PR