Au second tour de 2012, dans les triangulaires, généralement l’électorat FN a diminué dans une faible proportion pour tenter de sauver le candidat UMP face au candidat de gauche. Le cas le plus emblématique est celui de Louis Aliot dans la deuxième circonscription des Pyrénées Orientales où il passe de 24% à 23% ce qui n’empêchera pas la victoire de la candidate PS. Pourtant dans ce département un candidat FN s’était retiré au profit du candidat UMP en signe de bonne volonté.

 Au second tour de 2017, la forte abstention élimine les triangulaires (sauf une) au profit… du FN !

Il y a surtout des duels et cette fois Louis Aliot passe de 30% à 50,5% contre une candidate centriste. Quel élecorat lui permet de faire un bon en avant de 14 237 à 20 477 ? (il y a trois mille votats de moins et les blancs et nuls doublent)

La règle de 12,5% des inscrits inventée (comme toutes les règles) pour écarter les petits partis s’est retournée contre les partis traditionnels.

Dans une triangulaire le FN n’a jamais rien gagné ou presque comme l’indique ce bilan de 2012.

Dans la 6ème du Haut-Rhin le score passe de 25 à 23 (victoire de la droite) ; dans la 4ème de Moselle le score reste à 24 (victoire de la droite) ; même département mais la 7éme le score passe de 26 à 23 (courte victoire à 1% du centriste) ; dans la 1ère du Vaucluse le FN passe cependant de 24 à 28,  là où dans la 3ème Marion Maréchal passe de 34 à 42. Fallait-il que la candidate PS se maintienne elle qui passe seulement de 21 à 22% alors qu’elle avait une réserve de voix du Front de Gauche de 7% ?

Si on passe dans la 8ème du Var le score du FN passe de 23 à 22%, dans la 7éme de 23 à 23%, dans la 6ème de 22 à 20. Même phénomène dans le Gard où dans la 1ère le FN passe de 26 à 23%. C’est vrai Collard passe de 34 à 42% mais le candidat UMP passe de 23 à 15 un peu comme si son électorat avait jugé qu’il fallait se désister pour le candidat Collard arrivé en tête. Dans la 3ème de ce département le FN passe de 24 à 20 et reste à 25 dans la 6éme (donc le cas Collard est exceptionnel et vient de l’effet médias). Dans les Bouches-du-Rhône le FN passe de 22 à 20 dans la 10ème, de 25 à 22 dans la 15ème, de 22 à 19 dans la 8ème.

 Dans les duels les candidats FN doublent généralement leurs voix, qu’ils soient contre un candidat dit de gauche, ou dit de droite. Et les consignes des dirigeants politiques n’ont aucune influence.

Bref, le 12,5% des inscrits pourrait être ramené à 10% des inscrits (comme aux Régionales) et la démocratie y gagnerait... un peu. J-P Damaggio