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Le Tarn-et-Garonne n'est pas concerné mais la question n'en est pas moins importante (carte ci-contre avec les départements renouvelables).

39 sénateurs renouvelables sur 170 sont concernés par l’entrée en vigueur, dès le 1er octobre, de la loi sur le non-cumul des mandats votée en 2014.

Cette loi portée par le gouvernement de François Hollande, interdit de cumuler un mandat de parlementaire et un mandat à la tête d’un exécutif local : maire, adjoint au maire, président et vice-président de conseil départemental, régional et de communauté de communes. Les seuls mandats locaux qui peuvent ainsi être conservés par un parlementaire sont ceux de conseiller municipal, départemental ou régional.

 A ce propos Sylvia Pinel va devoir laisser sa place au Conseil régional. Va-t-elle seulement abandonner sa vice présidence ou son poste ? On peut opter qu'elle va rester simple conseillère régionale (elle l'est resté même en tant que ministre).

 Pour les sénatoriales il y a quelques cas de figure qui vont mériter l'attention :

 Dans les Hautes Pyrénées les deux sortants Michel Pélieu (RDSE) et Josette Durrieu (PS) ne se représentent pas. Tout comme les deux sortants PS du Lot-et-Garonne, Pierre Camani (PS) et Henri Tandonnet (UDI). C'est aussi le cas de Gérard Miquel (PS) dans le Lot..

 Dans les départements avec proportionnelle les candidats PCF vont-ils s'unir avec le PS. Je pense à Gonthier-Maurin Brigitte qui reste candidate dans les Hauts de Seine, à Vera Bernard dans l'Essonne (candidature incertaine) et surtout dans la Loire où les deux sortznt communistes veulent se représenter : Evelyne Rivollier et Cécile Cukierman. Pour le Nord Eric Bocquet veut lui aussi se représenter mais pas Michelle Demessine. Et surtout c'est le cas de Pierre Laurent à Paris qui veut garder son poste (inversement aux deux sortants écolos). Mais la liste pourrait être conduire par Marie-Noëlle Lienemann et ainsi Pierre Laurent serait avec des socialistes dit de gauche.

 Puis il ya l'objectif du parti présidentiel : modifier l’équilibre de la deuxième Chambre, où la droite reste largement majoritaire et où LRM ne peut pour le moment s’appuyer que sur un groupe de 30 sénateurs, surtout des ex-socialistes en rupture. Pour y parvenir, le mouvement tente de convaincre des élus de droite de se présenter sous sa bannière. Mais ils se font pour l’instant désirer. Sur les seize noms dévoilés vendredi, qui seront complétés d’ici à la clôture des listes, le 8 septembre, seuls Arnaud de Belenet, ancien vice-président (Les Républicains, LR) du conseil départemental de Seine-et-Marne, et Fadila Mehal, conseillère (Modem) de Paris, en font partie.

A l’inverse, la gauche reste surreprésentée dans le camp Macron, avec l’ancien député (PS) du Morbihan Jean-Pierre Le Roch, la sénatrice (PS) de la Nièvre Anne Emery-Dumas, l’ex-vice-présidente (PS) du conseil général d’Indre-et-Loire Martine Chaigneau, le conseiller (PS) de Paris Julien Bargeton – qui avait côtoyé à l’ENA le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler – ou encore l’ancienne ministre (PS) Nicole Bricq.

Si le basculement de la majorité n’a pas lieu, le groupe LRM entend au moins s’imposer comme la deuxième force au Palais du Luxembourg. Avec une idée en tête : disposer de suffisamment d’appuis au sein des deux Chambres pour atteindre la majorité des trois cinquièmes au Parlement (555 parlementaires), afin de faire adopter les réformes constitutionnelles voulues par Emmanuel Macron sans recourir au référendum.

Bien sûr l'élection ne peut pas être marquée par la vague Macron ou France insoumise puisque le corps électoral est surtout avec des élus antérieurs aux élections de 2017. Mais cependant que fera France insoumise ? Jean-Paul Damaggio