Jo Haro

Hier nous sommes allés au Festival de Jazz de Marciac dans le Gers. En route je me disais que sans la LGV jusqu’à Toulouse, cette petite ville du Gers avait réussi à accueillir les plus grands noms du jazz depuis quarante ans et pendant quinze jours !

Oui mais, me dira-t-on, en 1976 on pouvait se lancer dans une pareille aventure mais aujourd’hui ça serait impossible !

Les conditions de la créativité ne tiennent pas d’abord à la mobilité mais à l’implication d’hommes et de femmes.

Des photos rappelaient l’année 1981. Visiblement le festival en était encore à ses balbutiements. S’il a traversé les époques cela tient bien sûr à l’ingéniosité des responsables et à la capacité à obtenir des soutiens publics locaux, régionaux, nationaux et sur ce point internationaux.

S’il y’ a pas d’autoroute, il y a d’autres avantages : il est aisé d’observer qu’à Marciac il est facile de trouver des champs pour créer des parkings, et d’autres champs pour créer des campings de circonstances.

Mais tout d’un coup je me demande si déjà l’an dernier je n’ai pas écrit un tel article et si je ne l’ai pas déjà dédié particulièrement à Dominique Salomon qui est en charge de la culture au Conseil régional et qui avait révélé au cours d’une réunion publique qu’il n’y aurait aucun tournage de films à Toulouse tant que la LGV n’y arriverait pas !

Après vérification non et à mentionner Dominique Salomon j'ai noté qu'elle était jeudi soir au Festval de Bruniquel qui lui existe depuis 20 ans. Dans les deux cas plus qu'une question de mobilité la raison majeure de l'existence de telles originalités tient surtout... aux élections municipales. Des élus locaux motivés c'est plus qu'une LGV ! Mais bon... J-P Damaggio

P.S. Sur la photo Jo Haro en plein effort avec Le Mississippi Jazz Band que nous avons eu le plaisir de retrouver