Faute de pouvoir croiser les deux vies il serait possible de seulement croiser les deux premières œuvres.

En 1862 Cladel passe en revue ce qu'il appelle Les Martyrs ridicules et sous une forme plus amusante Paul Arène anime en 1867 le Parnassiculet contemporain.

Autant dire deux œuvres qui ne sont pas très sympathiques pour quelques uns de leurs amis communs comme Catulle Mendès. Ceci étant deux livres totalement opposés par le style.

Cladel préfacé par Baudelaire (la seule préface du poète) présente un roman totalement soigné tandis que Paul Arène surtout avec l'aide d'un ami commun Alphonse Daudet présente une galéjade (ceci étant Catulle Mendès n'avait pas dans un premier temps goûté à la galéjade).

 Toute la bande appartient à ce qu'on a appelé le Parnasse mais Cladel et Arène souhaitent prendre quelques distances avec des formes du Parnasse. Cladel ose parler avec sérieux de martyrs ridicules (dont en fait il n'est pas le dernier) tandis qu'Arène parle des mêmes martyrs mais sans le moindre sérieux.

 Peut-être le résultat a-t-il été le même : renvoyer les deux hommes vers leur province natale !

 Bien des années après Gaston Picard le fils de l'ami de Cladel Edmond Picard et le premier compagnon de sa fille aîné, présentera dans Le Figaro, le dit Parnassiculet et je donne en même temps la préface de Baudelaire aux Martyrs ridicules. J-P Damaggio

Baudelaire_préface_le_livre_de_Cladel

 

Daudet_et_Arène