Trois communes dans le 82 sont passées aux quatre jours. Je veux parler des écoles.

Rappelons l'histoire. Il était une fois quand des enfants qui avaient 27 heures de cours par semaine -je ne reviens pas aux temps anciens où ils en avaient 30. Au bout d'un moment pour semer la zizanie les temps de vacances ont été variés et les temps de la semaine aussi. Ceux qui avaient choisi le 24 heures par semaine devaient rattraper sur le temps des vacances. Puis est arrivée une uniformisation : on revient tous à 27 heures mais avec du périscolaire. Et aujourd'hui nouvelle situation : on revient aux 24 heures mais sans rattraper sur le temps de vacances.

Cette affaire est une embrouille financière (le périscolaire était à la charge des communes), une embrouille pédagogique (l'école concurrencée par le périscolaire), une embrouille totale enfin.

Un article de La Dépêche indique que pour les communes à quatre jours c'est l'accord total : mairie, enseignants, parents. Ceci étant il faut une garderie de secours et temporaire pour le mereredi matin. Une garderie où ? Dans l'école ? Pour quelles activités ? 

A mes yeux la seule raison de cette affaire est simple : oublier les vrais problèmes de l'école pour discuter sur l'emballage. Comme au supermarché, où tout tient à l'enveloppe plus qu'au contenu.

L'école est une institution nationale et je me demande quand on va revenir aux temps où les communes employaient et payaient les enseignants. Les autorités sont les seules responsables de ce bazar.

J-P Damaggio

Article de La Dépêche

Comme près d'un tiers des communes françaises, Larrazet a choisi de revenir à la semaine de 4 jours pour ses écoliers. Un format qui avait déjà été mis en place durant 18 ans.

Demain matin, les écoliers larrazétois pourront rester au lit. Après trois années d'expérimentation des rythmes scolaires à 4,5 jours hebdomadaires, parents, conseil d'école et élus locaux ont décidé de revenir à 4 jours dès cette rentrée. Un choix évident pour le maire : «Depuis trois ans, nous avons constaté que la fréquentation des élèves aux temps d'activités périscolaires (TAP) était en baisse régulière. De plus, l'assiduité des élèves sur les demi-journées de classe du mercredi matin et dans une moindre mesure le vendredi matin était en question avec des taux d'absence élevés, explique Ghislain Dangas. Que le nouveau président de la République nous permette un retour à la semaine à 4 jours a été un soulagement. D'autant que notre école a fonctionné pendant 18 ans au rythme des quatre jours en expérimentant des rattrapages de journée scolaires durant les vacances. Les parents n'auront pas de problème pour retrouver leurs habitudes.»

Une garderie provisoire

La mairie prévoit sur les premières semaines une garderie communale le mercredi matin pour les familles qui auraient du mal à s'organiser. Mais ce service ne devrait pas être pérennisé, avec le non-renouvellement des trois contrats aidés dont l'école profitait.

Un retour à la semaine à quatre jours qui satisfait pleinement Jean-Louis Coureau, directeur de l'école depuis 20 ans cette année : «Offrir aux enfants une matinée de plus pour se reposer n'est pas négligeable. On retrouvera des élèves plus attentifs en classe. Mettre un terme à ces TAP va aussi clarifier les choses dans l'esprit des enfants qui au sein même de l'école devaient alterner tantôt avec la rigueur de l'enseignement scolaire tantôt avec des activités périscolaires où souvent des soucis d'autorité et de discipline posaient problème.» Ce n'est donc pas par choix politique mais bien par pragmatisme que Larrazet a fait machine arrière sur le sujet.

Beaumont et Garganvillar aussi…

Sous réserve d'officialisation jeudi en conseil départemental de l'Éducation nationale, Garganvillar, Beaumont-de-Lomagne et Larrazet devraient donc être les seules communes à avoir reçu le feu vert de l'inspection académique pour revenir à la semaine de 4 jours. «Un référendum organisé à l'école auprès des parents d'élèves et enseignants a plébiscité à 76 % ce retour à 4 jours, explique le maire beaumontois Jean-Luc Deprince Je n'y étais pas favorable mais j'ai respecté cette consultation démocratique.» Philippe Cahue