courbet sainte pélagie

Au musée Courbet d’Ornans se trouve la peinture où Courbet s’est représenté dans sa cellule de la prison de Sainte-Pélagie à Paris, suite à sa condamnation pour sa participation à la Commune. Le peintre porte la tenue des condamnés de droit commun, comme tous les communards à qui l’on a refusé le statut de prisonnier politique. Cladel passera dans la même prison trois ans après. Il l’appelle la fichue Sainte. La Joie de la maison, Journal hebdomadaire illustré, du 27 novembre 1898 indique ce fait :

"Cellule de Cladel à Sainte-Pélagie

Sainte-Pélagie, la maison de retraite des journalistes, va disparaître sous la pioche des démolisseurs, mais il en restera quelque chose, car le musée Carnavalet possède les objets suivants :

Dans la chambre dite « de la Gomme », parce qu'on y enfermait les détenus de marque, deux cigognes et un bouquet en plâtre, sans signature ; les entourages et les appuis des fenêtres qui portent, gravés dans la pierre par les prisonniers eux-mêmes, les noms de Morphy, Raspail, Monprofit, Raoul Rigault, Delpierre, Gégout, Longuet, Gérault-Richard, Duril (1843), Léon Cladel, Malato, de Chirac, Tournadre, etc."

 

Voici un texte sur la prison :Chez_une_fichue_Sainte_Cladel