Pour les hispanophones : Adau Colau (maire de Madrid) et Manuela Carmena (maire de Barcelone) débattent.

Au vu des dernières décisions des tribunaux, Rajoy est traité de franquiste y compris par des personnes qui connaissent bien le Franquisme (voir article ci-dessous). Or l’Espagne démocratique à une Constitution, des tribunaux et il se trouve que les dirigeants catalans ne les respectent pas. Est-ce que je viens de donner raison à Rajoy ? Non, je donne raison à Podemos qui tente d’unir divers mouvements (y compris le Parti Nationaliste Basque qui est conservateur) pour établir un dialogue pour :

-         Réaliser une loi qui fixe nationalement les conditions d’un tel référendum

-         Réaliser ensuite le référendum.

Car il ne suffit pas de dire "dialogue" encore faut-il préciser lequel et pourquoi, et dire ensuite dans quel camp on se trouve : je suis du camp du NON à l’indépendance de la Catalogne.

Que la droite catalaniste et l’extrême-gauche soit main dans la main pour offrir une autre forme d’exploitation au peuple de cette région ne me semble pas une avancée sociale. Les mêmes qui accusent Mélenchon de nationalisme volent au secours d’un nationalisme qui, sous prétexte d’anciennes et réelles persécutions franquistes, se donne des airs bon enfant. Certains prennent l’exemple de l’Ecosse où les nationalistes ont pu organiser un tel référendum sauf qu’il y a une différence : là-bas le référendum était seulement à titre consultatif, et non proposé comme une décision. J-P Damaggio

 La démocratie est en danger en Espagne !

Réaction de Jean ORTIZ au «Coup d’État» en Catalogne

Publié le mercredi, 20 septembre 2017 dans Libertés, No Pasaran !

La démocratie est en danger en Espagne

Menacée non par les «indépendantistes» catalans, mais par le comportement brutal, répressif, néo-franquiste, du Parti populaire. Nous devons condamner avec la plus grande énergie, et colère, le véritable coup d’Etat de Rajoy en Catalogne. Des sièges officiels de la Generalitat, de partis politiques «indépendantistes» ont été perquisitionnés, des documents et du matériel électoral saisis, des responsables politiques arrêtés. Cela nous ramène aux heures noires du franquisme. Le gouvernement du Parti populaire, élu par la fraude et la corruption, doit laisser les Catalans décider librement de leur avenir. Le «modèle» issu de la «Transition» a fait naufrage. Quelles que soient nos positions respectives sur le «problème catalan», nous ne pouvons tolérer ce coup de force du PP contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Seul un dialogue véritable, dans le respect des prérogatives et propositions des différentes institutions, des élus, des choix populaires, pourra éviter l’irréparable. La stratégie de la tension du gouvernement Rajoy, délibérée, instrumentalisée, peut déboucher sur un bain de sang. Le calcul des néo-franquistes est revanchard, politique et politicien. La démocratie espagnole, certes bancale, traverse sans doute sa plus grave crise depuis le «Tejerazo». Les classes dominantes s’accrochent à la défense du «modèle» pour préserver leur statut et les profits capitalistes. Ne nous taisons pas ! La situation en Catalogne concerne tous les démocrates. Oui à une Espagne de toutes les Espagne ! Jean Ortiz