Patrick Tort (2)

Aujourd'hui l'association Pour Darwin était en assemblée générale. J'ai pu y faire un passage éclair. Revenir à Puycelsi est toujours un moment émouvant tellement ce village sur son pic, me hante. La vue automnale n'est pas moins belle que les autres. Donc Patrick Tort a posé une part de sa vie dans ce village. Et l'asso y tient son A.G.

Moment sympathique où des personnes d'un très grande diversité se retrouvent chaque année pour sans formalisme faire le point sur la vie de Darwin, ses écrits, ses suites et ses audaces.

Patrick Tort est le maître de séance et fait le point sur les éditions et les constructions théoriques qui le mobilisent depuis les années 80.

Patrick Tort (1)

Sa dernière publication sortie chez Belin, la Théorie du Sacrifice, sélection sexuelle et naissance de la morale va en surprendre plus d'un.

Depuis les années 80 j'admire les exploits de Patrick Tort pour remettre sur ses pieds l'analyse de la réalité.

Marx a pu conduire une première étape de ce vaste combat mais sans pouvoir analyser les rapport entre la "nature" et les "hommes".

Or comment être matérialiste si on ne construit pas une méthode et une théorie qui englobe la nature dans le tableau général de la planète.

Théorie du sacrifice

Nous connaissons sur ce point deux positions qui s'opposent et en cela s'épaulent pour masquer la réalité.

D'un côté, toutes les pensées qui placent l'homme en être supérieur à la nature (Dieu mais pas seulement lui, en aurait décidé ainsi).

De l'autre côté, toutes les pensées qui font de l'homme un animal parmi d'autres et qui à présent à tendance à s'imposer.

Dans sa Théorie du sacrifice Patrick Tort indique :

"Au lieu d'humaniser l'animal (ce qui serait conforme à la définition de l'anthropomorphisme), Darwin zoologise l'homme, ce qui correspond à la démonstration fondamentale effectuée par le livre qui traite, précisément, de la filiation, c'est-à-dire de sa phylogénie. La vérité darwinienne, c'est qu'il existe une beauté animale, appréciée, sanctionnée et accrue par le gout de femelles, qui optimise la qualité des unions, et qui éclaire de toute sa richesse le développement humain d'un "sentiment du beau" qu'il appartient désormais à l'ethnologie d'étudier dans toutes les manifestations humaines et dans tous ses raffinements variés à la surface de la Terre."

Ni anthropomorphisme, ni anthropocentrisme.

Ni l'animal déterminant l'homme, ni l'homme échappant à l'animal. Ce qui va nous conduite à la question : qu'est ce que la civilisation chez Darwin ? Avec ce livre : La Filiation de l'Homme et la sélection liée au sexeNous verrons peut-être plus tard la naissance de la morale dans ce contexte. En attendant, matérialisme oblige, je n'ai pas pu bénéficier du merveilleux repas concocté par deux des membres M et Mme Gleizes. San doute l'an prochain. J-P Damaggio