Iñigo Urkullu

Pour calmer l'affrontement Madrid/Barcelone le dirigeant basque Iñigo Urkullu (sur la photo) a pendant toute la semaine joué le négociateur.

Il a d'abord obtenu l'accord du PSC et du PSOE qui ont accepté "d'échanger" des élections en Catalogne, contre l'abandon du 155.

Il se trouve qu'au Sénat la majorité est de 133 voix et le PP seul en a 148 donc de toute façon Rajoy peut décider seul.

Dans ce contexte, le dirigeant catalan a accepté les négociations, et jusqu'à 17 heures beaucoup pensaient que l'accord serait obtenu mais à 17 h il a fait ce constat : "Je voulais organiser des élections régionales mais je n'ai pas eu les garanties."

Il n'a pas évoqué les dites garanties pour ne pas heurter sans doute ses alliés.

La médiation ayant échoué, il a renvoyé les décisions au Parlement catalan d'un côté et au Sénat de l'autre.

Le Sénat va donc appliquer l'article 155 avec l'organisation d'élections dans six mois sous responsabilité de Madrid.

Le Parlement catalan va-t-il apporter sa propre surprise ?

Est-ce que des élections sous organisation de Madrid vont permettre aux indépendantistes de marquer des points ?

Le bras de fer continue et va sans doute continuer longtemps. J-P Damaggio