Soriano__voque_Borges

 

SORIANO

L'écrivain très à gauche parle de Borges dans Rebelles, rêveurs et fugitifs. Donc il parle de l'Argentine et sa conclusion donne à refléchir :

"Rares sont les hommes qui ont fait quelque chose pour ce pays et qui ont pu ou voulu s'y reposer. Mariano Moreno, le révolutionnaire, est mort en mer; San Martin, le libérateur, en France; Rosas, le dictateur, en Angleterre; Sarmiento, le civilisateur, au Paraguay; Alberdi, celui de la Constitution, à Paris; Gardel, qui nous a donné une autre voix, en Colombie; le Che de l'utopie, dans la jungle de la Bolivie. C'est comme si le pays et son peuple n'étaient pas la même chose, mais une amertume permanente qui pousse à la séparation, à l'exil ou au mépris.

Et Borges est parti mourir à Genève. J-P Damaggio (Soriano sur la photo sans la cigarette)