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A présent nous connaissons la composition du nouveau Congrès.

La droite en possède 46% des membres soit :

36 de Renovación Nacional (RN), 30 de Unión Demócrata Independiente (UDI) et 5 de Evolución Política. Total 71.

Frente Amplio en a 14% soit 11 de Revolución Democrática, 5 du Partido Humanista 2 du Partido Liberal et 1 du parti des Verts, 1 du parti Igualdad y poder plus un indépendant. Total : 21

Pour les socialistes ils seront 36% soit 18 du PS, 9 du Partido por la Democracia

8 du PC et 8 du Partido Radical Socialdemócrata. Total : 43.

La Démocratie chrétienne avec 6% aura 14 députés.

 La droite n'a pas la majorité absolue qui est de 78.

Mais c'est uns système où le président a d'immenses pouvoirs. Cependant cette absence de majorité peut faciliter la victoire du socialiste qui a obtenu dès à présent le soutient de la Démocratie chrétienne. Mais côté Frente Amplio ?

 Comme partout "l'autre gauche" est dans l'embarras. Peut-elle appeler à voter pour le PS qu'elle a tant dénoncé et si oui à quelles conditions ? Un embarras d'autant plus grand qu'avant le premier tour elle s'est gardée de donner sa position et qui plus est, elle s'est gardée de donner la méthode pour prendre sa décision !

Bien sûr, certains pensent que s'il n'y avait qu'un seul tour (comme pour les parlementaires du Chili ou le Frente Amplio a 20 députés et un sénateur) la question ne se poserait pas… sauf qu'elle se pose aussi ! En Espagne si les électeurs n'ont pas eu à se prononcer pour le second tour, les négociations ont eu lieu ensuite : Podemos devait-il ou pas s'allier avec le PSOE et à quelles conditions.

Pour les futures élections italiennes, le nouveau parti Sinistra Italiana est obligé lui de se poser la question avant même l'élection car le PD est dans une telle difficulté qu'il demande des listes uniques dès le premier tour.

En France nous savons comment Mélenchon a traité la question dans un contexte plus facile sur un point (le PS étant absent du second tour) et plus difficile sur l'autre (comment ne pas appeler à voter contre l'extrême-droite).

Donc au Chili, le nouveau parti Frente Amplio est arrivé à seulement 2% derrière le PS. La dirigeante Beatriz Sanchez (sur la photo) vient d'annonce que le mouvement se donne jusqu'au 29 novembre pour donner sa position, que tout se décidera dans la clarté mais elle n'évoque pas la moindre négociation sur des points de référence.

C'est là qu'on va voir jusqu'à quel point ce Front (dont on voit la diversité avec les députés élus) va rester uni !

Pour le journal Ciudadano les points à négocier sont les suivants :

-développer la gratuité de l'école

-nationalisation des ressources naturelles

-arrêter le processus de privatisation de la santé

-arrêter le système de retraite par capitalisation.

Des points qui sont partout les mêmes.

J-P Damaggio