Décembre, c’est pour les Conseils régionaux l’heure de voter les budgets, moment de faire le point après une année politique bouleversante.

En Occitanie cette terre socialiste s’est distinguée en apportant peu de fortes têtes à Macron ce qui n’a pas empêché En Marche de gagner beaucoup de députés.

Par contre l’allié PRG en s’unissant avec le Parti radical annonce une orientation claire : se mettre dans l’ombre d’En Marche en conséquence J-M Baylet me paraît en bonne position pour obtenir que Sylvia Pinel soit cette fois tête de liste aux futures régionales (ce qui n’avait pas pu être obtenu avec le PS).

D’où le besoin pour le PS de serrer les coudes avec les Verts et le PCF pour cette fois proposer dès le premier tour une liste commune. Dans la région le mouvement de Benoît Hamon pourrait y trouver une place. D’où la tension devenue très forte au sein du groupe Nouveau Monde en commun entre d’un coté Verts+PCF, et de l'autre France insoumise.

Onesta n’a jamais caché son mépris envers France insoumise en conséquence exclure du groupe les fauteurs de trouble devient totalement nécessaire.

Or l’action des élus LFI qui continuaient de s’appuyer sur les engagements de campagne et qui devenaient de plus en plus critique envers le PS, a franchi une nouvelle étape en ce mois de décembre.

 Du côté du FN, la présence de ce parti reste visible et forte et va continuer d’imprimer sa marque aux discussions du Conseil régional pendant que la droite un peu effacée se félicite seulement de son opposition constructive.

 Nous allons donc vers la mise en place de cinq courants : le FN, la droite, En Marche, PS et LFI.

 Autant le noter tout de suite, si les quatre autres forces sont visibles régionalement (et la force médiatique de Baylet y contribue) LFI, de part sa structure reste loin derrière. On peut imaginer que comme au moment des présidentielles-législatives l’organisation va évoluer suivant les circonstances, et tirer peut-être les leçons de ce qui s’est passé en Corse, mais la question reste complexe. Quels sont les électeurs LFI informés de l’action de leurs élus au Conseil régional ?

L’élection européenne de 2009 donnera une idée du nouveau rapport des forces mais entre une élection fortement centralisée et des élections régionales l’écart est important (sans parler des troubles ccausés par les municipales et les départementales).

 Ces réflexions recoupent les décisions récentes en PACA : changer le nom en Sud et le lancement de La France Audacieuse par Estrosi. Il s'agit de se mettre en ordre de bataille pour 2020. JPD