le_Sud_suivant_Montalban

Le texte que je joins qui commente un analyse du cas Benedetti ne surprendra pas le lecteur du roman du Catalan Les mers du sud et particulièrement le chapitre 21 qui est central où on retrouve exactement les suds évoqués : Quasimodo, Melville, Eliot, Pavese mais ceci étant il ne mentionne pas Benedetti.

Avec bien sûr, en plus le point de vue de Carvalho :

"-De la littérature.

Il postillonna avec mépris :

- Oui vraiment il me semble que ça n'est que de la littérature. Quel chien a donc mordu les gens avec ce Sud. Le Sud ça n'existe pas. "

 Si un roman n'est pas destiné à porter un message, le message ne peut pas être absent d'un roman et ici c'est clair, toute l'histoire sert à interroger le mythe du sud qui sera finalement remplacé à la fin par celui factice de Katmandou.

Comme toujours le nihilisme de Carvalho est le contraire du rêve que MVM confirme dans le texte joint, un Carvalho, c'est bien connu, qui refuse d'être l'esclave de ses sentiments quand pour MVM les sentiments sont un instrument de connaissance aussi important que la raison.

 Dans le roman vous retrouverez au moins deux fois cette phrase :

"Il ne vous a jamais dit qu'il voulait lire jusqu'à la nuit tombée et en hiver voyager vers le sud ?" J-P Damaggio