Le pessimiste est seulement un optimiste bien informé.

Mario Benedetti

 

Macri Macron

A l’heure du tout connecté les voyageurs envoient photos et commentaires de leurs voyages en direct. C’est plus authentique. Pour ma part je préfère écrire avant et après, vu que pendant, je profite du… voyage.

A deux moments seulement la France a frappé à notre porte.

Quand le président argentin Macri est passé par Paris et qu’un Argentin m’a demandé : Macri, Macron quel est le pire pour les travailleurs ?

Quand inversement le chanteur français Benjamin Biolay est venu à Buenos Aires rappeler son amour pour ce pays. Il retient quatre références argentines : Guevara dont il a un tatouage au nom des valeurs universelles sociales qu’il a défendu, Borges qu’il célèbre dans son précédent disque Palermo Hollywood (Palermo est un quartier chic de Buenos Aires), Piazzolla dont son père était un fan, et le guitariste Gustavo Cerati.

 

Benjamin Biolay

Donc après 22 jours au pays de Mafalda, d’où nous revenons, passant en onze heures d’avion de 35° à 1° à Paris, je vais publier trente témoignages, de mémoire, et avec l’aide de photos et de notes de Marie-France.

 Le titre «détails argentins» n’est pas le plus juste car d’évidence un détail n’a pas forcément un côté national. Par exemple, je vais commencer par les moyens de déplacement que nous avons choisi et ils sont globalement les mêmes dans toute l’Amérique latine, cependant chaque pays a aussi ses particularités. Puis l’alimentation, la monnaie et seulement ensuite les aspects culturels, sociaux, politiques et naturels.

 L’idée de détails renvoie surtout à l’inévitable côté superficiel auquel accède en partie le touriste, avec ce constat : parfois un détail en dit plus long que les discours et suivant la formule, il arrive que le diable se cache dans les détails.

 Le lecteur pourra comparer l’écart entre mes préoccupations d’avant le départ et celles ramenées du pays avec ce point que j’indique dès à présent : Mario Benedetti que j’ai souvent évoqué est finalement bien présent sur les nombreux rayons de magnifiques librairies. Cité aussi dans les journaux, je reprends une des phrases que j’ai trouvée et qui symbolise bien la manière d’être, de penser et de lutter de cet écrivain et poète hors-pair. J-P Damaggio