Bourdelle Buenos A

 L'Héraclès de Bourdelle à Buenos Aires a son arc qui est coupé.

Encore un phénomène qui n’est pas propre à l’Argentine mais touche toute l’Amérique latine : la présence d’immenses statues dans les parcs et rues. Dans ce pays cependant le phénomène prend une ampleur sans précédent, vu qu’il a été un peu plus riche, et a eu l’aide des sculpteurs européens. Je pense à Rodin et Bourdelle fortement présents à Buenos Aires.

La statue d’Alvear par Bourdelle est immense, si immense qu’en son sein des sans abris ont pu élire domicile sans être vus ! Buenos Aires est en effet marqué par la présence de nombreux habitants dormant dans la rue, preuve d’une misère grave.

La statue d’Alvear à cheval est sur un immense socle, redoublé d’un autre immense socle et dans un intervalle, il faut monter sur le premier socle pour le constater, dormaient deux SDF.

Dans le même secteur on retrouve l’Héraclès avec son arc cassé, et le Centaure.

 Pour Renoir, il est présent par Le Penseur, devant le bâtiment du Congrès. Un panneau fait le bilan des autres statues du Français dans la ville : il existe un monument à Sarmiento au Parc du 3 février, Rodin bénéficiant d’une exposition au Musée des Beaux-Arts que nous verrons.

 Un autre sculpteur français que je ne connais pas est largement présent : Albert Carrière Belleuse (1824-1887) avec le Mausolée à San Martin dans la cathédrale et un monument au Général Manuel Belgrado sur la glorieuse Place de Mai.

 Cette prolifération de statues a plusieurs raisons :

-         Chaque communauté à voulu honorer ses héros

-         L’histoire du pays étant récente il a fallu la rehausser par des hommages

-         L’importance constante des militaires a donné envie d’honorer des militaires.

 Cette mode vient des années 1880-1940 ; depuis je pense que les mœurs ont changé. J’aimerais savoir qu’elle a été la dernière à apparaître dans Buenos Aires. JPD