Après les Incas du Nord-Ouest nous sommes passés chez Guaranis du Nord-Est. Les communautés sont fortement présentes et actives. A Puerto Iguazu, à un moment, nous avons découvert des hôtels (y compris le Mercure) au milieu des bois, qui se fondaient dans le paysage. Ce fut le résultat d’un accord avec les communautés guaranis qui ont acceptés de vendre le terrain, à condition d’un grand respect architectural de la forêt.

Nous avons eu la chance, pendant le temps du séjour, de pouvoir aller visiter les ruines d’une mission jésuite avec là aussi un guide très savant si bien que j’ai rédigé un petit livre sur cette question phénoménale.

Autour des années 1870 le pouvoir argentin a conduit contre les indigènes une guerre d’extermination totale mais finalement sur les marges qui souvent ont été oubliées, le présent témoigne encore de ce qu’il est convenu d’appeler dans la presse, dans les discours officiels pueblos originarios. Une guide précise à Tilcara : surtout ne dites pas indigènes et encore moins indiens comme si le bon vocabulaire était la garantie d’un respect de ces populations.

Les Québécois disent les autochtones, d’autres disent les Amérindiens. En Equateur où ils sont les plus nombreux les Indigènes utilisent ce terme donc je fais de même. Le mot aborigène introduit une nuance utile mais ils peuvent être aussi bien en Australie que dans l’Amazonie.

Donc Incas et Guaranis au nord, et Mapuches au sud, ces peuples sont encore là pour interroger l’Argentine comme le Chili et tout le continent.

A suivre. JPD