(en réponse à un commentaire) Toute organisation politique n'existe que par l'évolution de leurs contradictions internes source fondamentale de leur vie et de leur survie. Le FN s'est constitué en tant que Front pour unir diverses tendances, Le Pen faisant la jonction de l'ensemble avec l'aide des grands médias. Aujourd'hui cette contradiction est symbolisée par les positions de Marion (union des droites) et de Marine (récupération de la crise sociale), deux positions qui se confrontent aux réalités : pour l'une c'est l'impossible union des droites e pour l'autre c'est la récupération de la crise sociale par FI.

Pour le FN, Romain Lopez se veut à la fois le porteur de l'union des droites, thème du second tour de son élection législative, et l'adepte d'une convergence inventée entre FN et FI pour récupérer aussi l'appui d'un électorat FI allergique globalement à l'union des droites ! Si au FN "l'union des droites" l'emporte est-ce que Mélenchon va devoir en revenir à "l'union des gauches" ?

Oui la critique des positions de Baylet peut laisser croire à une convergence entre FI et FN surtout chez ceux qui veulent alimenter cette convergence. Cette confusion organisée a eu son heure de gloire en 2005 au moment du vote contre le TCE quand il a été reproché au non de gauche de rejoindre le FN alors que les raisons du vote NON étaient radicalement opposées.

Dernièrement, grâce au dirigeant du CRIF, prêt à toutes les manipulations (et dans ce cas suite à un assassinat antisémite), une fois encore nous avons eue Mélenchon et Marine placés sur le même plan pour des raisons pourtant radicalement différentes. Presse aidant, la manipulation a fonctionné puisque l'essentiel de la marche blanche a tourné autour des deux dirigeants chahutés !

Ne soyons pas étonnés par de tels amalgames, puisqu'à travers l'histoire nous avons eu des exemples d'un "socialisme révolutionnaire" conduisant directement dans les bras de l'extrême-droite.

Mais nous avons le droit d'être écœurés par exemple par ceux qui répètent que le refus de Mélenchon de donner une consigne de vote au second tour de l'élection présidentielle est la marque de cette collusion entre FI et FN, quand il s'agit seulement de régler de manière nouvelle une contradiction interne. La collusion aurait eu lieu si Mélenchon avait appelé à voter Marine comme la collusion a eu lieu en 2012 ( à ma grande tristesse) quand il appela à voter Hollande.

Dans ce contexte, le PCF a toujours été lui aussi face à ses propres contradictions entre ceux qui n'ont cessés de penser qu'il fallait passer de la pommade à Baylet (pour rester dans le cas local), et ceux qui s'y sont refusés (et ont été marginalisés). Donc le PCF, par ses dirigeants a appelé à voter Macron et je ne doute pas un instant qu'aux prochaines élections régionales nous aurons, pour notre région, sur la même liste, des partisans de Macron et des membres du PCF. Le PS pouvant en cette occasion retrouver ainsi une place centrale et donc vitale. Une fois de plus, je ne le dis pas au nom d'un prophétisme mal placé mais parce que c'est déjà le cas dans la majorité actuelle et je n'ai pas connaissance que les élus PCF s'en soient plaints. J-P Damaggio