Elle nous rappelle que de l’oral à l’écrit il existe la forme de l’alphabet. L’alphabet cyrillique devient pour l’ignorant une barrière à la lecture. Je veux dire qu’un français confronté à de l’italien peut, sur les routes, se diriger presque aisément. Et c’est vrai pour tous les pays usant le même alphabet. En Russie l’ignorant est doublement ignorant. Alors une question se pose : mais d’où vient ce choix de l’alphabet et cet alphabet lui-même ?

Subitement, quelqu’un qui connaît le grec découvre une petite parenté entre l’écriture cyrillique et le grec. Pas étonnant, même si la création de l’alphabet russe conserve quelques énigmes, il est certain que ça vient de moines orthodoxes, la Grève étant le pays le plus orthodoxes. On constate donc encore, comment après la décision politique ayant choisi le christianisme orthodoxe pour le pays, la religion intervient dans le choix de l’alphabet.

Comment ne pas imaginer en conséquence que le patriarche soit un personnage central de l’histoire du pays… après le Tsar bien sûr.

Conséquence de cette situation : alors que la Russie a toujours été l’adversaire des USA, la langue de communication indispensable pour contourner «l’énigmatique» écriture cyrillique est l’anglais !

Par le choix du christianisme orthodoxe et de l’écriture cyrillique on a le sentiment que les autorités du pays ont eu envie de se différencier voire de s’isoler du reste de l’Europe. On va me dire que c’est pareil pour la Grèce sauf que pour la Grèce c’est antérieur à l’histoire générale. Au XI ème siècle les autorités russes font un choix nouveau pour écrire une histoire nouvelle. Ils ne continuent pas une histoire en cours.

Donc voici le cas de tomate : помидор et en écriture latine : pomidor ce qui renvoie au mot italien pomodori. Avec pomidor l’ignorant peut se débrouiller mais avec l’écriture cyrillique, niet. J-P Damaggio