Voici le texte que le candidat PSU sur la circonscription de Castelsarrasin (il a fait 3%) publie suite au premier tour des élections. Bien sûr je donnerai les leçons publiées par les autres candidats.

Le combat ne fait que commencer

par M. Jean Bourgarel 

Avec plus de force encore qu'on ne pouvait le craindre, le résultat du premier tour des élections confirme ce que le P. S.U. redoutait et avait annoncé. La gauche, toute la gauche est battue : elle l'était en fait depuis qu'elle avait accepté de se situer sur le terrain choisi et préparé par l'adversaire.

A se draper de tricolore, à se peindre en parti de l’ordre établi, on se fait justement préférer de Gaulle. Les partis traditionnels récoltent aujourd'hui ce qu'ils ont semé, quand ils ont pris la lourde responsabilité de ne pas appuyer et de ne pas guider l'immense mouvement des travailleurs qui tenait dans ses mains le sort du régime.

On a laissé au gaullisme le temps de souffler, de mettre en place un système de répression pour frapper l'avant-garde du mouvement, de sceller, dix ans après mai 1958, la nouvelle alliance avec l'extrême droite fasciste et déchainer partout un réflexe de crainte, et de rallier à lui tous ceux qui, pendant quelques jours, avaient tremblé pour leurs privilèges.

Le P.S.U. s'est battu seul avec des moyens limités pour dire la vérité à l'occasion de la campagne électorale. Dans les grandes villes et notamment dans la région parisienne, la progression de ses suffrages montre qu'il a été entendu. Ailleurs, il a été généralement submergé par une propagande puissante et par un mode de scrutin fait pour les notables. Les jeunes sans la révolte desquels il n’y aurait pas eu d’élections n’ont pas eu le droit de s’exprimer.

En ce qui concerne le second tour, le PSU rappelle les consignes qu’il avait déjà données clairement parce qu’il n’y a aucune faiblesse possible devant les forces réactionnaires qui se regroupent derrière les diverses fractions gaullistes ou centristes. Il convient de bloquer toutes les voix qui se sont portées vers le PSU au premier tour sur le candidat de la gauche arrivé en tête. Il n’est besoin d’aucun marchandage pour cela. Il  n’est pensable d’accepter aucune défection.

Mais par delà les résultats de dimanche prochain, il convient de s’attacher au véritable problème posé par la crise de mai. Ce n’est pas au Parlement mais dans les universités, dans les entreprises et les campagnes que se situeront au cours des mois prochains les nouveaux affrontements.

Aux milliers d’étudiants et de travailleurs qui l’ont rejoint depuis deux mois ou qui regardent ers lui, le PSU demande de ne pas lâcher pied et de définir avec lui les nouvelles formes d’un combat qui ne fait que commencer.