Duclos et les autres

1968 Huma

Je n'ai presque rien lu, presque rien vu et presque rien entendu des célébrations 2018 de mai 68.

Comme le lecteur a pu s'en apercevoir j'ai juste visité mes archives.

Mais par hasard je suis tombé sur le Hors-série de l'Humanité et j'ai eu envie de le comparer à des Hors-série anciens.

On y retrouve des anciens même s'ils ne sont pas cités dans la présentation internet du numéro.

Pierre Juquin est toujours vivant, comme Charles Fiterman.

Roger Martelli aussi est oublié dans la présentation or il apporte en une page un éclairage utile de l'historien que je partage totalement : "Ignorer le poids de l'ancien conduit aussitôt à la marge, sous-estimer la part du nouveau produit à terme la sclérose."

Ce résumé devrait être au cœur de la réflexion.

Tout le monde comprend que la marge c'est le tombeau du gauchisme et la sclérose (en plaques ou sans plaques) est la maladie du communisme.

Bref, que des perdants…

 

La photo qui illustre l'article est pleine de sens.

Au centre Waldeck Rochet et son successeur désigné Georges Marchais.

Juste à la gauche de Rochet, Jacques Duclos et à la droite de Marchais, le plus jeune membre du secrétariat, René Piquet qui est présent dans le numéro, René Piquet que j'ai souvent croisé à Toulouse où un temps il dirigea le comité régional. Et à gauche de Duclos, un peu à l'écart mais tout de même devant Jeannette Thorez-Vermeersch.

René Piquet est resté communiste sans responsabilité. Avec Fracette Lazard ils ont animé un blog mais je ne le rerouve pas. Dans un livre, les vérités du matin, Piquet raconte que sur la scène de la fête de l'Huma de l'automne 1968, chargé du discours de rentrée, il négocie avec les membres du BP présents le choix entre "condamnation" ou "réprobation" de l'invasion soviétique à Prague.

Le PCF dans son ordre de l'époque.