Pour son nouveau livre Jean-Claude Michéa titre Le Loup dans la Bergerie. Une formule classique comme celle du renard dans le poulailler. Dès l’introduction la valeur philosophique est ramenée à la question concrète et exemplaire de l’introduction du loup ou de l’ours dans les bergeries bien réelles d’un certain nombre de paysans.

 Nous vivons en effet ce phénomène surtout médiatisé chez nous du retour de l’ours dans les Pyrénées. Une opération que Michéa relie au besoin de faire disparaître une forme d’agriculture que je connais bien où la valeur d’usage est plus forte que la valeur d’échangé.

 Et cette métaphore est, d’entrée, symbolique du livre. Les Pyrénées n’auraient pour certains qu’une destination touristique car franchement, pourquoi se fatiguer à y élever des moutons quand l’agro-industrie vous offre de la viande à moindre prix.

 Je n’ai jamais écrit sur la question de l’ours dans les Pyrénées, une question écolo classique qui comme la plupart des questions écolos sont devenues, dans le contexte présent, des armes de guerre de la société capitaliste et par seulement sous les habits du capitalisme vert.

 Les véganes subitement à la mode, préfèrent avaler des pilules de l’industrie chimique, que manger une côtelette d’agneau. C’est la face extrême d’un avenir classique concocté dans les bureaux de la contre-révolution conservatrice.

 Les paysans des Pyrénées me renvoie au livre magnifique de mon ami Philippe Dumoulin. J-P Damaggio

P.S. Bien sûtr, je reviendrai plus tard sur l'ensemble du livre