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élections québec

Voici les résultats au Québec :

En voix :

La CAQ 37 % des voix, le PLQ 25 %, le PQ 17 % et QS 16 %.

En députés :

CAQ : 74 élus (en bleu) ; PLQ : 32 élus (en rouge, le parti sortant); PQ : 9 élus (en violet) : QS : 10 élus (en orange) ( sur la photo : des jeunes et cinq hommes et cinq femmes).

Bilan dans la presse québécoise :

« La CAQ a dominé la couronne de Montréal, effaçant de la carte la plupart des sièges libéraux et péquistes. Le parti de François Legault a fait des gains importants partout au Québec. Montréal, où le parti n’a remporté que deux circonscriptions, a résisté à la vague.

Montréal est restée majoritairement rouge. Le Parti libéral du Québec a conservé la plupart de ses châteaux forts dans l’ouest de l’île, mais a perdu la majorité de ses sièges à l’extérieur de l’île.

C’était une grande soirée pour Québec solidaire, qui, en plus de doubler son nombre de sièges au coeur de la métropole, a pour la première fois gagné des sièges à l’extérieur de l’île de Montréal. Taschereau et Jean-Lesage, à Québec, ainsi que Sherbrooke, en Estrie, sont maintenant orange. QS a également remporté un siège dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue.

Le grand perdant de la soirée est le Parti québécois, qui a perdu la majorité de ses sièges, y compris la plupart de ses châteaux forts. C’est le pire résultat pour le parti dans une élection générale depuis 1973. Même le chef du parti, Jean-François Lisée, a été défait dans Rosemont, au profit de son adversaire solidaire, Vincent Marissal. M. Lisée a annoncé qu’il quittait son poste. »

 Et à présent un article de UFFPOST

 (cliquez sur Pourquoi)

« Pourquoi Jean-Luc Mélenchon se réjouit de la percée de Québec Solidaire outre-Atlantique

"Un nouvel humanisme avance aussi dans le monde." Par Pierre Tremblay

QUÉBEC - Il n'y a pas qu'en France où les "vieux" partis vacillent. Lundi 1er octobre, les Québécois ont massivement porté au pouvoir l'ex-homme d'affaires François Legault et sa Coalition Avenir Québec, un parti nationaliste (mais anti-indépendance) qui souhaite réduire la taille de l'État et l'immigration. Un scrutin qui met fin à 50 ans d'alternance entre les libéraux fédéralistes du Parti Libéral et les sociaux-démocrates indépendantistes du Parti Québécois.

Mais l'autre fait marquant de ce changement de paradigme politique outre-Atlantique, c'est la progression d'un jeune parti proche de la France insoumise. Avec 10 députés (16% des voix), Québec Solidaire devient la première force de gauche et indépendantiste à l'Assemblée nationale du Québec, une place monopolisée par le Parti Québécois (9 députés et 17% des voix) depuis les années 70.

Les Solidaires parviennent même à prendre la circonscription montréalaise de Jean-François Lisée, leader du PQ et stratège important du référendum de 1995, qui s'était soldé à un cheveu de l'éclatement du Canada (49,42 % pour l'indépendance).

Ces résultats rappellent curieusement ceux de la dernière présidentielle en France, quand la France insoumise avait débordé le Parti socialiste à gauche de l'échiquier politique. Au lendemain de ce scrutin, il n'en fallait donc pas davantage pour attirer les joies de Jean-Luc Mélenchon.

 

"Le nouvel humanisme avance aussi dans le monde", s'est réjoui le député de la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône sur Twitter. L'homme politique a aussi félicité Gabriel-Nadeau Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire et figure importante de la grève générale étudiante qui avait secoué le Québec en 2012, comme vous pouvez le voir dans le tweet ci-dessous. (NDLR: Québec Solidaire n'est pas "devant les libéraux" du Parti Libéral, qui obtient 32 sièges avec 24,8% des voix)

 

Jean-Luc Mélenchon

@JLMelenchon

 Félicitations à @QuebecSolidaire et son leader @GNadeauDubois.

Ils font la percée : 3ème force, devant les libéraux avec 16% des voix et 10 sièges (au lieu de 3 avant).

Le nouvel humanisme avance aussi dans le monde.

 

Dans un message vidéo diffusé au congrès de Québec solidaire en 2017, Jean-Luc Mélenchon assurait être "très attentif" à la politique québécoise et au parcours du jeune parti fondé en 2006.

 

"Ne croyez pas que vous êtes seuls là-bas, francophones dans un monde anglophone, Québécois dans un univers dans lequel vous seriez isolés. Non. Nous vous regardons faire, nous sommes attentifs, nous sommes intéressés à vos résultats parce que nous formons ensemble des maillons d'une chaîne mondiale de résistance au néolibéralisme", déclarait le leader de la France insoumise, ajoutant qu'il considérait Gabriel Nadeau-Dubois comme un "ami et frère de lutte".

Lors d'une visite à Montréal en 2016, Jean-Luc Mélenchon analysait aussi le Québec comme un espace pour y faire prospérer des idées qui lui sont chères, comme la sortie de l'OTAN ou la remise en question des grands traités de libre-échange. "La Francophonie pourrait être un espace politique dans laquelle chacune de nos nations, tout d'un coup, pourrait voir plus grand qu'elle. Ça existe davantage que les Lituaniens, qui sont charmants, mais que nous ne connaissons pas! Tandis qu'avec les Québécois, c'est comme si nous avions été élevés aux même biberon", affirmait-il à Radio-Canada.

Parfois qualifié d'utopiste par ses opposants durant la campagne électorale, le programme de Québec solidaire propose la gratuité scolaire, la réduction de moitié du prix des transports collectifs, la fin des véhicules à essence d'ici 2050, la nationalisation partielle du secteur bancaire et complète de certaines industries (minières, forestières, etc.) et l'indépendance du Québec via une assemblée constituante. »

 

Cet article qui précise l’erreur de Mélenchon qui, à twetter trop vite, a confondu le Parti Libéral et le Parti Québécois. Si des convergences sont réelles entre Québec solidaire et France Insoumise des fossés existent aussi, mais bon nous verrons ça plus tard. J-P Damaggio