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    En ce 18 octobre, dans la belle Mémo de Montauban, des auteurs se retrouvent pour présenter le livre qui vient de sortir : Lexique amoureux de Montauban, une collection lancée chez Cairn par Jean-François Soulet, professeur émérite à la fac du Mirail à Toulouse, pour qui, il est important d’être amoureux. Jean-Luc Kerebel, le fondateur de cette maison d'édition mérite d'être salué (allez sur le site avec le lien Cairn) est présent.
  • Quelques auteurs arrivent petit à petit et tous sont impatients de voir l’enfant de leurs amours que, le responsable des éditions apporte. Il pensait que nous l’avions déjà reçu par la poste.

Si nous connaissions les auteurs (pour moi j’en ai côtoyé 10 sur 14) nous ne savions pas les mots choisis par les uns et les autres, donc le livre était une découverte.

Par Dominique Porté (à droite sur la photo), co-directeur de l’opération, que j’ai connu grâce à Marcel Thourel au début des années 80, je me suis retrouvé dans l’aventure. Et déjà une première caractéristique qu’il exprimera très bien dans l’introduction : par l’idée d’un lexique amoureux il s’agissait de chercher un élément de la vie, impossible à arracher de nos mémoires. Sa dédicace à son professeur d’histoire témoigne de son sens de la fidélité et dans la conversation, il a rappelé une autre présentation dont je me souviens très bien, la sortie à l'Ancien Collège, du livre de chez Privat (dont il fut un temps le directeur) sur l’Histoire de Montauban où il était déjà à la tribune en 1984. L’autre co-directeur est un copain de classe, Christian Amalvi devenu un grand historien. De ce fait, le Montauban des années 60 est fortement présent dans le livre, car il fut la jeunesse de la plupart de 14 auteurs.

Avec son humour classique Dominique Porté rappelle qu’il a toujours choisi la facilité  (très relative) : faire écrire les autres plutôt que d’écrire lui-même. Ce qui fait que dans un tel lexique certains rendront hommage à d’autres quand d’autres se rendront plutôt hommage à eux-mêmes, les deux démarches ayant chacune leurs mérites.

Pour ces quelques lignes, je retiens seulement que les hasards de l’alphabet du Lexique font que je me suis retrouvé juste derrière un des textes de Dominique : lui pour Arditti et moi pour Arnaud. Par Arditti Elie, il a choisi de présenter un «type bien», une personne ordinaire dont il est en droit de penser qu’il est une découverte pour tous les lecteurs. Sauf qu’un jour, à l’occasion d’un événement montalbanais, j’ai aussi eue le plaisir de rencontrer Elie Arditi, et ayant la même passion que Dominique, il m’est arrivé de faire écrire à son sujet. Coïncidence quand tu nous tiens ! Je vais mettre sur internet le texte en question. Cet événement concernait un Montalbanais très très connu en France qui ne pouvait être dans ce livre car ceux qui en sont amoureux appartiennent à un autre monde : René Bousquet.

Comme il existe 90 mots, il existe des tonnes d’autres découvertes dans un livre à la parfaite réalisation technique et illustré de magnifiques photos de Didier Taillefer. Comme chez un scientifique où la réponse à une question en amène des nouvelles, la lecture du livre me renvoie à un rêve, il y manque le mot «Marché», ce marché du samedi par lequel j’ai commencé à connaître Montauban. Jean-Paul Damaggio

P.S. Il y manque aussi le mot Cladel pour lequel j’avais rédigé une notice qui, devant être rédigée par quelqu’un d’autre, s’est perdue en route, ce qui n’est pas grave. Erreur ! Elle ne s'est pas perdue puisqu'on trouve Léon Cladel sous la plume de Christian Hottin juste avant ma note sur Mary-Lafon page 172 où d'ailleurs mon livre sur Qui a tué Léon Cladel ? est mentionné.

P.S. En rentrant chez moi, sur ma boîte aux lettres, j'apprends qu'à Penne, ils préparent un hommage à Noël Arnaud dont je parlais une heure avant, avec Roland Garrigues. Coïncidence quand tu nous tiens !