Telle était ma recherche sur internet : Politis et Michéa

Je découvre que celui qui présente le plus souvent et de manière défavorable Michéa s’appelle Olivier Doubre. Je note par exemple, Jean-Claude Michéa, idolâtre d’un peuple idéalisé, mais l’article n’est pas en accès libre. Je vais alors voir qui est ce journaliste qui a son compte tweeter. Je ne suis pas surpris qu’il reprenne un article de Libération qui vise à creuser le fossé entre Clémentine Autain et la France insoumise au sujet du débat sur les exilés. Libération qui, en son temps, avait soutenu les islamistes en Algérie entre 1990 et 2000 au nom de la démocratie ! Du côté de Politis un article du numéro de cette semaine se moque, sans le nommer, de ce parti politique qui usa du drapeau tricolore dans ses meetings. Non, il ne s’agit pas de se moquer du Rassemblement national mais l’article est clair (je le reprendrais) il s’agit de France insoumise.

Bref, tout se tient mais tout n’est pas linéaire   

La question est-elle politicienne, c’est-à-dite aller à la pêche aux voix des classes populaires ? User du drapeau tricolore est-ce pour contrer le FN avec ses moyens ?

Et s’il s’agissait de voir plus loin, de plaider sur le fond pour une autre stratégie que celle qui a produit un si grand fiasco à son actif avec une Marine Le Pen à 35% au second tour d’une présidentielle après avoir « raté » un débat télé ? J-P Damaggio

 

 

Olivier Doubre de Politis reprend Libération

Immigration : Clémentine Autain, au ban des Insoumis

Par Rachid Laïreche — 5 octobre 2018 à 19:46

La députée de Seine-Saint-Denis a vécu une réunion de groupe houleuse à l’Assemblée. Les autres parlementaires de son parti lui ont reproché d'avoir signé le manifeste rédigé par les rédactions de «Mediapart», «Politis» et «Regards» pour l’accueil des migrants.

Clémentine Autain vient de vivre une semaine étrange. Elle s’est retrouvée au milieu des regards, des débats, seule face au reste des députés de La France insoumise (LFI). La cause : le manifeste rédigé par les rédactions de Mediapart, Politis et Regards pour l’accueil des migrants. Contrairement à la députée de Seine-Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon et les siens ont refusé de le signer. Un désaccord sur le fond qui a laissé place à la polémique. Plusieurs têtes à gauche ont regardé de travers les élus LFI, estimant que Mélenchon «minimise le sujet pour ne pas perdre les classes populaires qui s’opposent à la venue des migrants». Une accusation qui passe mal chez les Insoumis.

 «On s’est dit les choses»

Le rendez-vous : mardi matin, les députés LFI se sont retrouvés au Palais-Bourbon pour leur réunion hebdomadaire. Le manifeste s’impose dans les discussions. Clémentine Autain se retrouve seule face aux seize autres députés. Tension. Accusations. «La réunion a été franche, on s’est dit les choses», souffle Ugo Bernalicis sans s’épancher sur les détails. Ils lui reprochent sa signature, sa justification – elle a publié un long texte sur les réseaux sociaux – et sa «naïveté». Un présent : «Nous avons un désaccord sur le fond, ce n’est pas le plus grave, mais elle ne se rend pas compte que les initiateurs du manifeste se servent d’elle pour affaiblir La France insoumise !»

Clémentine Autain compte des soutiens à l’extérieur du groupe. Un élu de gauche : «Elle a un avis, ce n’est pas le même que les députés insoumis, mais il est partagé par beaucoup de militants LFI. Mais comme Mélenchon pense que la terre tourne autour de lui, Clémentine morfle.» Un ami de la députée : «Jean-Luc n’a pas fait les choses à moitié, il lui a montré qu’il savait être méchant, la réunion, elle l’a vue passer.» Contactée par Libération, la députée de Seine-Saint-Denis refuse de «commenter» la situation. Pas envie de vivre une nouvelle réunion de groupe compliquée. Elle dit seulement qu’elle n’est pas «naïve», et qu’elle ne «regrette» pas sa signature. Le «sujet est trop important».

Petite touche de crispation

Résultat : l’ambiance n’est pas au top entre Autain et ses copains insoumis. Vendredi, un petit mail a ajouté une petite touche de crispation. L’équipe de presse de LFI a envoyé aux journalistes les lieux de mobilisation des députés du mouvement présents ce week-end aux rassemblements, un peu partout dans le pays, pour «sauver l’Aquarius et le sauvetage en mer». Et le nom de Clémentine Autain ne figure nulle part. Elle a écrit sur la boucle Telegram des députés, à la recherche d’explications. Une simple «erreur de communication», selon l’attachée de presse. Tout est rentré dans l’ordre. Son inquiétude n’est pas fortuite. Ce n’est pas la première fois que Clémentine Autain se retrouve au milieu d’une baston interne. Il y a quelques mois, après une interview à Politis – elle militait pour la reprise du dialogue entre les familles de gauche –, la députée avait eu droit à une réunion houleuse et son nom et sa photo avaient disparu d’un événement. Un genre de punition. Rachid Laïreche