LABEYRIE_Vincent_sur_le_Maitron

 La notice de Jacques Girault sur Le Maitron permet de saisir l’histoire de Vincent Labeyrie surtout à partir des archives du PCF. On y trouve une référence au journal Point Gauche ! que nous avions réalisé en Tarn-et-Garonne entre 1993 et 2009. En décembre 1993 nous l’avions invité à Montauban pour un débat qui rassembla seulement une dizaine de personnes. Tristesse, car il avait préparé une intervention exemplaire. Pour annoncer le débat nous lui avions posé deux questions écrites et dans l’une il précise :

«Choqué par la présence de Georges Marchais à la tête du PCF, je suis cependant resté militant communiste jusqu'à mon exclusion publique du PCF en 1988, espérant, comme beaucoup d'autres, de changer le Parti de l’intérieur.»

Si l’écologie fut un des piliers de sa vie, l’autre s’appelle la Résistance. A perdre de vue l’un d’eux on ne comprend pas qu’il ait attendu de se faire exclure pour quitter un parti si peu écolo. Disons qu’il plaçait la Résistance au-dessus de l’écologie. Pourquoi ce mot : « Choqué par la présence de Georges Marchais à la tête du PCF… » ?

Il m’a expliqué qu’il était de ceux qui savaient depuis longtemps que Marchais avait été STO en Allemagne mais là n’était pas le drame qui venait plutôt du roman qui avait été mis en place pour cacher puis nier ce fait.

Tout comment le rapport à Mitterrand : Labeyrie savait également tout de la jeunesse peu reluisante de Mitterrand aussi en 1964 quand le PCF a décidé que le combat unitaire passait par un soutien à Mitterrand il en a été outré. J-P Damaggio