Rencontre_avec_René__Tabarly

 J’aurais dû continuer sur cette voie, partir à la rencontre de personnes concrètes et les interroger sur leur vie. Ce n’était pas facile car j’ai toujours trimballé avec moi une certaine timidité et techniquement, c’était du travail d’enregistrer sur une cassette, de la retraduire, de l’envoyer à la personne pour vérification, et ensuite de diffuser l’entretien.

Dans les faits j’ai été repris par le démon de la politique avec à partir de septembre 1987, le lancement de la campagne de Pierre Juquin. J’ai commencé par afficher en ville une faucille et un marteau sous forme comique avec juste le titre «rénovez-moi».

J’aurai dû continuer car les réponses aux questions présentes ici sont très originales. La référence à Sanguinetti député à Toulouse est amusante puisqu’il est élu député parachuté en 1968. Preuve que cette élection législative que j’étudie par ailleurs est cruciale même si ensuite Sanguinetti ne fera pas à Toulouse la carrière qu’il espérait.

 Par rapport au paysan Tartanac, René Tabarly est moins loquace. Peut-être était-il plus surpris que le paysan par mes questions. Ceci étant, dans les deux cas affleure ce qu’on peut appeler la vie vivante.

J-P Damaggio

 

P.S. : La couverture de mon livre sur le curé préhistorien de Bruniquel Nonorgues est une photo qui m’a été offerte par René Tabarly.